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Les bitures express progressent de manière inquiétante, selon l'OCDE

Les jeunes achètent souvent de l'alcool bon marché avant même d'en consommer en soirée. [Ennio Leanza - Keystone]
Les jeunes achètent souvent de l'alcool bon marché avant même d'en consommer en soirée. [Ennio Leanza - Keystone]
Les beuveries express, ou "binge drinking", progressent chez les jeunes Occidentaux au point de devenir un phénomène "inquiétant", selon un rapport de l'OCDE publié mardi.

Alors que la consommation moyenne d'alcool est en légère baisse depuis 20 ans parmi les pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), la "consommation excessive" d'alcool par les jeunes "augmente", selon cette étude.

"Les niveaux de 'consommation dangereuse' et de 'suralcoolisation épisodique' chez les jeunes, notamment les femmes, ont augmenté dans de nombreux pays de l'OCDE", souligne l'organisation.

"Un problème majeur"

Une partie du phénomène tient au fait que les boissons alcoolisées sont devenues "plus abordables" pour les jeunes, selon le rapport. De plus, grâce à des publicités ciblées, ces produits finissent par être associés à la fête, à la musique, à la séduction, voire au sport.

En outre, la consommation excessive d'alcool "est souvent une forme de socialisation",une manière de s'intégrer aux autres. "Les tendances observées parmi les jeunes constituent un problème majeur d'un point de vue social et de santé publique", juge l'OCDE.

ats/fisf

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Cinq à huit verres en une soirée

Un épisode de "binge drinking" correspond à l'absorption de cinq à huit verres d'alcool en une seule occasion.

Une consommation "dangereuse" d'alcool correspond à l'absorption de plus 210 grammes d'alcool pur par semaine pour un homme et plus de 140 grammes pour une femme (un verre de vin ou une bière correspondant à 10 grammes).