Modifié

Les djihadistes de l'EI détruisent des antiquités du musée de Mossoul

Taureau ailé détruit selon la vidéo postée par le groupe Etat islamique. [Keystone]
Taureau ailé détruit selon la vidéo postée par le groupe Etat islamique. [Keystone]
Le groupe Etat islamique (EI) a publié jeudi une vidéo montrant certains de ses membres en train de détruire des oeuvres antiques à Mossoul, deuxième ville d'Irak.

Dans une mise en scène de 2 minutes et demi, les djihadistes du groupe EI s'exhibent en train de détruire des statues, en les faisant tomber ou en recourant à des masses et à des perceuses, dans le musée de Mossoul, ville du nord de l'Irak qu'ils contrôlent depuis début juin.

La vidéo montre également des hommes abîmer un gigantesque taureau ailé assyrien, sur un site archéologique de Mossoul.

"Fidèles musulmans, ces artéfacts derrière moi sont des idoles pour les peuples d'autrefois qui les adoraient au lieu d'adorer Dieu", déclare un activiste.

>> La réaction de l'anthropologue irakien Hosham Dawod:

L'organisation Etat islamique a démoli à coups de masse ou de marteau-piqueur des statues et des sculptures. [Keystone]Keystone
L'interview de l'anthropologue irakien Hosham Dawod / Audio de l'info / 1 min. / le 27 février 2015

Originaux et copies

Selon des experts, les pièces détruites comprennent des originaux, des reconstitutions et des copies. Beaucoup proviennent des ères assyriennes et parthiennes (IIe et Ie millénaire av.J.-C.).

Les Assyriens d'Irak sont désormais une minorité ayant embrassé la foi chrétienne. Plusieurs villages assyriens ont été conquis par l'EI en Syrie voisine ces derniers jours, et au moins 220 habitants ont été capturés.

afp/bri

Publié Modifié

L'UNESCO demande une réunions d'urgence

La directrice générale de l'UNESCO a demandé jeudi une réunion de crise du conseil de Sécurité des Nations unies après les destructions par les djihadistes de l'Etat islamique de sculptures pré-islamiques au musée de Mossoul dans le nord de l'Irak.

"Cette attaque est bien plus qu'une tragédie culturelle, c'est également une question de sécurité parce qu'elle alimente le sectarisme, l'extrémisme violent et le conflit en Irak", a dénoncé la responsable de l'UNESCO Irina Bokova.