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Un premier pas vers le premier accord multilatéral sur le climat

La rédaction du document de 86 pages a duré six jours, au palais des Nations, à Genève. [Martial Trezzini - Keystone]
La rédaction du document de 86 pages a duré six jours, au palais des Nations, à Genève. [Martial Trezzini - Keystone]
Les pays de la convention de l'ONU sur le climat ont adopté vendredi à Genève un texte de négociations destiné à jeter les bases pour la conférence de Paris en décembre.

Réunis depuis dimanche au palais des Nations à Genève, les délégués des pays de la convention de l'ONU sur le climat ont adopté vendredi un texte formel de négociation en vue de la conférence de Paris en décembre.

Le texte de 86 pages reflète les positions de toutes les parties concernant le tout premier accord multilatéral pour lutter contre le réchauffement climatique, qui devrait voir le jour à Paris.

Pour y parvenir, les délégués se sont appuyés sur une ébauche écrite lors de la conférence de Lima, en décembre.

Points de vue divergents

Le texte a été largement salué comme une base de travail et de confiance entre les parties. En même temps, les points de vue divergent tant, que d'intenses tractations devraient avoir lieu ces prochains mois.

La prochaine réunion de négociation aura lieu en juin à Bonn.

afp/bri

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La suite du protocole de Kyoto

La Conférence de Paris doit prendre le relais du protocole de Kyoto (signé en 1997 et entré en vigueur en 2005), en impliquant cette fois-ci l'ensemble des pays.

Mais les pays du Sud espèrent un traitement spécial, invoquant leur droit au développement, ainsi que la "responsabilité historique" des pays riches dans le réchauffement.

Les gouvernements se sont fixé depuis 2009 l'objectif de contenir l'élévation de la température mondiale à +2° d'ici la fin du siècle par rapport aux niveaux d'avant la Révolution industrielle. Ce qui implique de restreindre radicalement les émissions de gaz à effet de serre, qui ne cessent de croître pour l'heure.

Selon les scientifiques, un réchauffement de +4 ou 5° en 2100 et surtout non stabilisé provoquerait des désertifications, des inondations et une montée du niveau de la mer.