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L'Arabie saoudite entend rouvrir son ambassade en Irak

Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, roi de l'Arabie saoudite. [Brendan Smialowski - AP Photo]
Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, roi de l'Arabie saoudite. [Brendan Smialowski - AP Photo]
L'Arabie saoudite prévoit d'envoyer ces prochains jours une délégation à Bagdad avec, pour objectif, la réouverture de son ambassade, fermée depuis 25 ans, a indiqué samedi l'agence saoudienne SPA.

Une délégation saoudienne se rendra prochainement dans la capitale irakienne pour préparer la réouverture de l'ambassade du royaume wahhabite à Bagdad, fermée depuis un quart de siècle. L'Arabie saoudite chercherait ainsi à contrer l'influence iranienne.

Cette décision, annoncé samedi par l'agence de presse saoudienne SPA, est le signe d'un dégel dans les relations entre l'Arabie saoudite sunnite et l'Irak dirigé par les chiites. Il pourrait renforcer l'alliance des Etats de la région contre les visées expansionnistes de l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) qui s'est emparé de vastes territoires en Irak et en Syrie.

Ambassade fermée en 1990

L'Arabie saoudite avait fermé les portes de son ambassade en Irak en 1990, lors de l'invasion du Koweït par les troupes du dictateur irakien Saddam Hussein.

Ryad a longtemps accusé Bagdad d'être trop proche de l'Iran chiite, son grand rival régional, et de favoriser les discriminations contre les sunnites.

agences/hend

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Hausse historique des exportations pétrolières irakiennes

Les exportations irakiennes de pétrole ont atteint en décembre leur plus haut niveau depuis des décennies, a annoncé samedi le porte-parole du ministère du Pétrole Assem Jihad. Selon lui, Bagdad a exporté 91,141 millions de barils de pétrole en décembre, soit en moyenne 2,94 millions de barils par jour.

L'Irak, membre de l'Opep, est extrêmement dépendant de ses exportations de pétrole, et cherche à augmenter ses ventes pour financer la reconstruction de ses infrastructures, affectées par plus de 10 ans de troubles depuis l'invasion américaine de 2003.

Ses recettes sont affectées par la chute des prix du pétrole, tombés autour de 55 dollars le baril, alors que le budget de l'Irak dépend à plus de 90% de l'or noir.