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Une affaire d'esclavage sexuel embarrasse la famille royale britannique

Le prince Andrew, second fils de la reine Elizabeth II et cinquième dans l'ordre de succession pour le trône britannique. [Sang Tan - AP Photo]
Le prince Andrew, second fils de la reine Elizabeth II et cinquième dans l'ordre de succession pour le trône britannique. [Sang Tan - AP Photo]
Une femme qui a déposé une plainte où apparaît le nom du prince Andrew et qui dit avoir servie d'esclave sexuelle en tant que mineure, a annoncé samedi qu'elle ne se laissera "pas réduire au silence".

Le prince Andrew, 5e dans l'ordre de succession pour le trône britannique, a été cité dans une plainte déposée en Floride aux Etats-Unis par une femme affirmant avoir été retenue, alors qu'elle était mineure, comme "esclave sexuelle" par un homme d'affaires de Wall Street.

A l'origine d'une affaire qui fait la une des quotidiens britanniques, cette femme affirme dans sa plainte qu'elle avait été forcée à "avoir des relations sexuelles" avec le duc d'York à Londres, New York et dans les Caraïbes durant des orgies avec d'autres jeunes filles mineures.

Celle-ci a affirmé samedi qu'elle ne se laissera pas réduire au silence après le rejet de ses accusations vendredi par Buckingham Palace.

Un riche banquier cité

Seulement connue sous le pseudonyme de "Jane Doe #3", elle dit avoir agi sur ordre de Jeffrey Epstein, un riche banquier d'affaires de Wall Street, ami intime du prince et qui a été condamné en 2008 pour avoir eu recours aux services de prostituées mineures.

agences/hend

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Accusations niées par Buckingham

Après les accusations de la femme, le Palais de Buckingham a fait savoir vendredi par voie de communiqué que "toute allégation selon laquelle des actes inconvenants ont été commis avec une mineure" était "catégoriquement fausse".

Un avocat américain reconnu également cité

La plaignante cite également Alan Dershowitz, l'un des avocats d'Epstein et l'un des juristes américains les plus en vue.

Interrogé par l'AFP, ce professeur d'Harvard a nié catégoriquement son implication.