Modifié le 26 décembre 2014 à 16:48

L'Otan, "menace fondamentale" pour la sécurité de la Russie

Une parade militaire russe à Moscou commémorant la victoire sur les nazis.
Une parade militaire russe à Moscou commémorant la victoire sur les nazis. [YURI KOCHETKOV - ]
Trois jours après l'abandon par l'Ukraine de son statut de "non-aligné", Vladimir Poutine a signé une nouvelle doctrine militaire qui identifie l'Otan comme principal risque extérieur de la Russie.

Le Kremlin a publié vendredi la nouvelle version de la doctrine militaire de la Russie, approuvée par Vladimir Poutine, qui pointe l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan) comme une menace fondamentale pour la sécurité du pays.

La doctrine militaire russe s'inquiète ainsi du "renforcement des capacités offensives de l'Otan directement aux frontières de la Russie, ainsi que des mesures prises pour déployer un système global de défense antimissile" en Europe orientale.

Trop proche des frontières russes

Moscou a dénoncé à plusieurs reprises la décision de l'Otan de positionner des troupes dans plusieurs pays membres situés aux frontières russes, tels que les pays baltes ou la Pologne, ainsi que le projet américain de bouclier antimissile en Europe orientale.

L'abandon par l'Ukraine il y a trois jours de sa neutralité pour favoriser un rapprochement avec l'Otan avait provoqué la colère de Moscou.

reuters/ats/mre

Publié le 26 décembre 2014 à 16:20 - Modifié le 26 décembre 2014 à 16:48

Caractère défensif conservé

Le caractère défensif de la doctrine militaire russe est toutefois conservé, mettant l'accent sur un engagement militaire de la Russie seulement à condition que toutes les solutions non violentes soient épuisées.

Elle note que la "probabilité d'une guerre d'envergure contre la Russie a diminué", mais liste cependant une série de menaces qui se sont intensifiées dans certains domaines tels que les revendications territoriales, "l'ingérence dans les affaires internes" des Etats et l'envoi d'armes stratégiques dans l'espace.

"Dissuasion non-nucléaire"

La nouvelle doctrine militaire russe introduit aussi le concept de "dissuasion non-nucléaire", qui passe par le maintien à un haut niveau de préparation des forces militaires conventionnelles.

La Russie se réserve toutefois le droit d'utiliser son arsenal nucléaire en cas d'agression contre elle ou ses alliés ou en cas "de menace pour l'existence même de l'Etat".

Mais le terme d'"attaque préventive" n'apparaît pas, contrairement à ce qu'avaient affirmé plus tôt certains médias russes.