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Près de 30 morts dans deux attentats perpétrés par Al-Qaïda au Yémen

Rada est le théâtre d'attentats réguliers, comme ici le 22 novembre dernier. [Reuters]
Rada est le théâtre d'attentats réguliers, comme ici le 22 novembre dernier. [Reuters]
Une trentaine de personnes, dont 16 écolières, ont été tuées dans deux attentats à la voiture piégée perpétrés mardi par Al-Qaïda à Rada, dans le centre du Yémen, selon un nouveau bilan mercredi.

Vingt-six personnes, dont 16 écolières, ont été tuées dans deux attentats à la voiture piégée perpétrés mardi par Al-Qaïda à Rada, dans le centre du Yémen, selon un nouveau bilan officiel mercredi.

Dans un communiqué, la haute commission de sécurité a précisé que la ville de Rada, dans la province de Baïda, avait été frappée par "deux attentats à la voiture piégée" qui ont coûté "la vie à 16 écolières et 10 citoyens".

"Eléments terroristes"

Un premier attentat a visé un bus scolaire qui circulait dans une rue de Rada alors que le deuxième attentat a frappé un rassemblement d'habitants dans le centre de la ville, a ajouté la commission. Les deux attentats ont été commis par "des éléments terroristes du réseau Al-Qaïda", a-t-elle ajouté.

Un premier bilan obtenu de sources de sécurité avait fait état mardi de 25 morts, dont 15 écolières, dans un attentat à la voiture piégée mené par Al-Qaïda contre une position de la milice chiite d'Ansaruallah à Rada.

agences/mac

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Lutte de pouvoir depuis des mois

Les miliciens chiites comme Al-Qaïda cherchent depuis des mois à prendre le contrôle de Rada, théâtre de fréquents affrontements et opérations armées meurtrières entre les deux forces protagonistes.

Ces opérations se sont accentuées depuis que les miliciens chiites ont renforcé à l'automne leur présence à Rada, dans le cadre de leur fulgurante offensive qui, lancée depuis leur fief à Saada, leur a permis le 21 septembre de prendre le contrôle de la capitale, Sanaa, avant d'avancer dans le centre et l'ouest du pays.

Dans leur progression, ils se sont heurtés à l'hostilité des tribus sunnites et à Al-Qaïda, qui recrute parmi ces tribus et qui a promis de livrer une guerre sans merci aux houthis.

Le gouvernement n'obtient pas la confiance

Signe de l'affaiblissement du pouvoir, le gouvernement de Khaled Bahah, formé début novembre, n'a pu obtenir mardi la confiance du Parlement au terme d'une séance houleuse, marquée par le retrait des députés du Congrès populaire général (CPG), majoritaire au sein de la Chambre.

La ville qui a été le théâtre de l'attentat