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Gouvernement américain et Congrès s'accrochent sur la stratégie contre l'EI

Une formation de F-18 américains survole des régions tenues par l'EI. [AFP PHOTO / US Air Forces Central Command via DVIDS / Staff Sgt. Shawn Nickel]
Une formation de F-18 américains survole des régions tenues par l'EI. [AFP PHOTO / US Air Forces Central Command via DVIDS / Staff Sgt. Shawn Nickel]
Le gouvernement américain et le Congrès se sont brutalement accrochés mercredi à propos de la stratégie de Washington contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.

"Après quatre mois de campagne conduite par les Etats-Unis en Syrie et en Irak, l'EI contrôle pour l'essentiel le même territoire que cet été", a déploré mercredi le président républicain de la commission américaine des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Ed Royce.

Ed Royce et ses pairs recevaient en audition Brett McGurk, émissaire spécial du gouvernement américain pour l'Irak. Il a fustigé une "réponse minimale" contre les djihadistes ultra-radicaux sunnites.

Stratégie lente et inadéquate

Quant à la Syrie, la stratégie du président Barack Obama de former, d'armer et d'entraîner des groupes rebelles modérés est lente et inadéquate, a jugé Ed Royce.

"Ces groupes syriens manquent de munitions, ne reçoivent pas d'armes lourdes (...) et sont bombardés 30 à 40 fois par jour par le régime Assad tout en essayant de combattre l'EI", a tonné le parlementaire.

Un diplomate a admis que l'entraînement de rebelles syriens ne débuterait qu'en mars 2015.

agences/fb

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Entraînement de 5000 rebelles dès mars

Brett McGurk, émissaire spécial du gouvernement américain pour l'Irak a défendu la stratégie de son gouvernement, annonçant que l'entraînement de 5000 rebelles syriens modérés commencerait en mars.

Il a précisé que ce programme de formation des premiers 5000 combattants prendrait "un an", soit jusqu'en mars 2016.

Face aux critiques des républicains, il a ajouté que "le programme de formation et d'équipement est un petit élément d'une campagne globale et pluriannuelle. La première phase est l'Irak. En Syrie, nous réduisons les capacités de l'EI."