Modifié le 24 novembre 2014 à 18:40

Pour le président turc, la femme n'est pas l'égale de l'homme

Recep Tayyip Erdogan, photographié ici le 18 octobre 2014, est régulièrement accusé par ses détracteurs de dérive autoritaire.
Recep Tayyip Erdogan, photographié ici le 18 octobre 2014, est régulièrement accusé par ses détracteurs de dérive autoritaire. [ - AP/MASSOUD HOSSAINI]
Recep Tayyip Erdogan a affirmé publiquement lundi que la femme ne peut pas être l'égale de l'homme. Le président turc s'exprimait à Istanbul sur le thème de la justice et les femmes.

Le président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan s'est offert une nouvelle polémique lundi en affirmant, Coran à l'appui, que les femmes ne pouvaient être considérées comme les égales des hommes.

Habitué des sorties provocatrices, notamment sur la religion, le chef de l'Etat s'en est cette fois pris aux féministes devant un auditoire choisi, un parterre de femmes réunies à Istanbul sur le thème de la justice et les femmes.

"Notre religion (l'islam) a défini une place pour les femmes (dans la société): la maternité", a-t-il lancé sans détour en ouvrant les débats.

Islamiser la société

Sur sa lancée, il a assuré que les deux sexes ne pouvaient pas être traités de la même façon "parce que c'est contre la nature humaine".

Le parti de Recep Tayyip Erdogan, qui dirige la Turquie depuis 2002, est régulièrement accusé par ses détracteurs de dérive autoritaire et de vouloir islamiser la société turque, notamment en limitant les droits des femmes.  

afp/pym

Publié le 24 novembre 2014 à 18:33 - Modifié le 24 novembre 2014 à 18:40

Réactions

La sortie du président a suscité de violentes réactions: "Erdogan a publiquement commis un crime d'incitation à la haine", a jugé Aylin Nazliaka, une députée du Parti républicain du peuple. "Je vais continuer à combattre cet homme qui ne fait aucune différence entre les terroristes et les féministes", a ajouté la parlementaire.
   
Une présentatrice de télévision a riposté en direct aux propos présidentiels. "Je suis féministe mais, Dieu merci, je suis aussi une maman", a-t-elle lancé .