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Vladimir Poutine souffle le chaud et le froid au sommet du G20

Les Occidentaux ont vivement critiqué Vladimir Poutine à Brisbane. [RIA Novosti - AFP]
Les Occidentaux ont vivement critiqué Vladimir Poutine à Brisbane. [RIA Novosti - AFP]
Critiqué, Vladimir Poutine a menacé de quitter le sommet du G20 samedi à Brisbane. Son porte-parole dément tout boycottage, mais des sources russes affirment qu'il écourtera dimanche sa présence en Australie.

Vladimir Poutine n'a pas l'intention de boycotter la fin du sommet du G20 à Brisbane, a affirmé samedi son porte-parole, démentant des informations émanant de sa propre délégation. "C'est faux. Le président participe à tous les événements du G20", a indiqué Dmitri Peskov.

Plus tôt, un membre de la délégation russe avait déclaré que le chef du Kremlin envisageait de boycotter une réunion de travail prévue dimanche et d'avancer son départ.

Pas de commentaire

L'information a toutefois été confirmée en partie samedi soir par une source russe. S'il participera aux réunions de dimanche, le chef du Kremlin ne sera pas présent à un déjeuner officiel à la mi-journée et parlera à la presse plus tôt que prévu, selon cette source.

Le Kremlin a par ailleurs relativisé le mouvement de mauvaise humeur supposé de Vladimir Poutine en assurant que "personne ne fait pression" à Brisbane.

L'intention prétendue de Vladimir Poutine d'écourter son séjour n'était pas immédiatement commentée par les délégations interrogées par l'AFP, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Australie et la France.

afp/boi

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Des airs de Guerre froide

"Menace pour le monde", quête de "gloire perdue du tsarisme", agresseur de pays plus petits: Etats-Unis, Australie et Grande-Bretagne n'ont pas mâché leurs mots à l'encontre du président russe depuis vendredi.

Selon des informations de la presse canadienne, le Premier ministre Stephen Harper a même attaqué frontalement Poutine lors de leur première rencontre samedi: "J'imagine que je vais vous serrer la main, mais je n'ai qu'une seule chose à vous dire: vous devez sortir d'Ukraine".

Les médias britanniques ont eux cité une source proche de David Cameron affirmant que le Premier ministre britannique "a été clair".

Selon David Cameron, soit l'accord de Minsk du 5 septembre sur un cessez-le-feu est appliqué et cela améliorera les relations, soit "nous pouvons voir les choses d'une manière très différente en termes de relations entre la Russie et le Royaume-Uni, l'Europe et les Etats-Unis".