Modifié le 13 novembre 2014 à 13:30

L'ONU redoute le "retour à une guerre totale" dans l'est de l'Ukraine

Des  camions militaires ont été vus dans la région de Donetsk, sous contrôle des séparatistes pro-russes.
Des camions militaires ont été vus dans la région de Donetsk, sous contrôle des séparatistes pro-russes. [Maxim Zmeyev - Reuters]
L'Organisation des Nations unies redoute "le retour à une guerre totale" dans l'est de l'Ukraine, a déclaré mercredi un haut responsable de l'ONU devant le Conseil de sécurité réuni d'urgence.

L'Ukraine a dit mercredi se préparer au combat en réaction à une concentration de troupes russes dans l'Est séparatiste pro-russe confirmée par l'Otan.

L'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), a également confirmé ces incursions militaires russes. Le ministère russe de la Défense a rejeté comme "sans fondements" les accusations de l'Otan.

Face à l'escalade militaire, l'ONU a dit redouter "le retour à une guerre totale", lors d'une réunion d'urgence mercredi, où Occidentaux et Russes se sont une nouvelle fois affrontés.

Cessez-le-feu moribond

Cette réunion, la 26ème consacrée à la crise, avait été demandée par les Etats-Unis, dont l'ambassadrice Samantha Power a accusé Moscou de "parler de paix tout en continuant à fomenter la guerre".

Le représentant russe Dimitri Pankin a dénoncé des "déclarations de propagande".

Le conflit a fait plus de 4000 morts depuis avril. Un cessez-le-feu conclu en septembre par Kiev et les séparatistes est aujourd'hui moribond.

agences/fb

Publié le 13 novembre 2014 à 05:40 - Modifié le 13 novembre 2014 à 13:30

"Daltonisme géopolitique" des Occidentaux

Accusant Moscou d'avoir "franchi des centaines de lignes rouges" dans la crise ukrainienne, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a appelé la communauté internationale à "cesser de souffrir de daltonisme géopolitique", jugeant que l'Occident n'avait pas été assez ferme.

Mardi, la chancelière allemande Angela Merkel avait indiqué que l'Union européenne ne prévoyait pas de nouvelles sanctions contre la Russie, mis à part la possibilité d'allonger la liste des responsables ukrainiens pro-russes visés par les sanctions existantes.

Le dossier doit être abordé pendant une rencontre ministérielle à Bruxelles lundi prochain.