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Jean-Claude Juncker dément tout conflit d'intérêt dans le "LuxLeaks"

Jean-Claude Juncker, photographié le mardi 11 novembre 2014 à Bruxelles. [ EPA/JULIEN WARNAND]
Jean-Claude Juncker, photographié le mardi 11 novembre 2014 à Bruxelles. [ EPA/JULIEN WARNAND]
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dément tout conflit d'intérêt après les révélations sur un système d'évasion fiscale lorsqu'il était Premier ministre du Luxembourg.

S'exprimant publiquement pour la première fois depuis les révélations du "LuxLeaks", Jean-Claude Juncker a nié mercredi tout "conflit d'intérêt"  et a réaffirmé sa volonté de lutter contre ce phénomène.

"J'avais dit que la Commission lutterait contre l'évasion et la fraude fiscales. Je voudrais que tout le monde sache que ce ne sont pas des propos en l'air", a-t-il déclaré lors d'une apparition surprise devant la presse.

Il a annoncé qu'il proposerait une loi européenne prévoyant l'échange automatique d'informations pour les accords fiscaux avec les entreprises.

"Politiquement responsable"

"Je ne suis pas l'architecte" du système de taxation du Luxembourg "mais je suis politiquement responsable", a souligné celui qui fut Premier ministre du Grand-Duché de 1995 à 2013.

Un débat sur l'évasion fiscale doit être organisé en urgence mercredi après-midi au Parlement européen, où la gauche radicale tente de proposer une motion de défiance contre Jean-Claude Juncker.

afp/pym 

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LuxLeaks

La semaine dernière, une enquête publiée par 40 médias internationaux a révélé qu'entre 2002 et 2010 le Luxembourg avait passé des accords fiscaux avec 340 multinationales, dont Apple, Amazon, Ikea, Pepsi, Heinz, Verizon ou AIG, afin de minimiser leurs impôts, privant les Etats européens de milliards d'euros de recettes fiscales.