Modifié le 11 novembre 2014 à 13:01

Le capitaine du ferry sud-coréen naufragé condamné à 36 ans de prison

L'émotion suscitée par cette affaire est si vive en Corée du Sud que certains se sont demandés si les accusés bénéficieraient d'un procès équitable.
L'émotion suscitée par cette affaire est si vive en Corée du Sud que certains se sont demandés si les accusés bénéficieraient d'un procès équitable. [EPA/ED JONES - ]
Le capitaine du ferry Sewol qui avait fait naufrage en avril en Corée du Sud, emportant plus de 300 passagers par le fond, a été condamné mardi à 36 ans de réclusion.

La justice sud-coréenne a rendu mardi son verdict dans la catastrophe meurtrière du ferry Sewol à l'issue d'un procès de cinq mois. Le capitaine du bateau, à l'encontre de qui le parquet avait requis la peine capitale pour "homicide par négligence aggravée", a été condamné à 36 ans de prison.

L'homme de 69 ans était accusé d'avoir abandonné à leur sort funeste les 476 passagers du ferry. Trois cent quatre passagers, dont une majorité de lycéens, avaient trouvé la mort dans le naufrage le 16 avril.

Peine capitale "méritée"

Pendant les débats, le marin dont la fuite sur un navire des secours a été filmée a estimé qu'il "méritait" la peine capitale, mais souligné qu'il n'avait pas eu l'intention de sacrifier la vie des passagers. "J'étais trop paniqué", a-t-il plaidé.

Trois autres gradés et onze autres membres d'équipage sont également jugés dans cette affaire, contre lesquels des peines allant de 15 ans de réclusion à l'emprisonnement à perpétuité ont été requises.

agences/fisf

Publié le 11 novembre 2014 à 06:58 - Modifié le 11 novembre 2014 à 13:01

Arrêt des recherches

L'épilogue judiciaire de la catastrophe du Sewol, parmi les plus meurtrières qu'ait connues la Corée du Sud en temps de paix, coïncide avec la fin des recherches sous-marines, déclarée ce mardi également.

Neuf passagers sont toujours portés disparus. Le corps d'une étudiante a été découvert fin octobre, alors que la précédente découverte de corps remontait au 18 juillet. "La situation dans le bateau est devenue trop difficile pour poursuivre les opérations de recherches", a justifié le ministre des Affaires maritimes Lee Ju-Young.