Modifié le 07 novembre 2014 à 09:25

100'000 manifestants à Bruxelles contre le gouvernement de droite

Au moins 100'000 personnes manifestaient jeudi à Bruxelles contre les mesures d'austérité du nouveau gouvernement de droite.
Au moins 100'000 personnes manifestaient jeudi à Bruxelles contre les mesures d'austérité du nouveau gouvernement de droite. [Yves Herman - ]
Plus de 100'000 manifestants ont défilé à Bruxelles à l'appel de l'opposition contre les mesures d'austérité et la réforme des retraites prévues par le nouveau gouvernement de droite.

Au moins 100'000 personnes manifestaient jeudi à Bruxelles contre les mesures d'austérité du nouveau gouvernement de droite, a indiqué la police.

Les syndicats et les partis de gauche ont salué une mobilisation "historique" dépassant largement les dernières manifestations contre l'austérité, en 2011 et 2013.

Défilé contre les mesures d'économies

Des dizaines de milliers de personnes, vêtues de chasubles rouges, vertes et bleues, les couleurs des trois grands syndicats belges, ont défilé au son des sifflets et des pétards.

"Il faut faire des efforts, mais les mesures proposées par le gouvernement sont particulièrement injustes. Les grandes entreprises et les détenteurs de capitaux ne participent pas à la solidarité. Par contre, on diminue les salaires et les pensions et on touche à la sécurité sociale", a estimé la chef de file des socialistes, Laurette Onkelinx.

Des heurts avec la police ont eu lieu à la fin du cortège, selon les médias belges.

afp/ebz

Publié le 06 novembre 2014 à 15:09 - Modifié le 07 novembre 2014 à 09:25

Contre-offensive des syndicats

Cette manifestation est un prélude à la contre-offensive annoncée par les syndicats aux réformes économiques et sociales, soit 11 milliards d'euros d'économies, prévus par le Premier ministre Charles Michel, à la tête d'une coalition de droite inédite composée avec les nationalistes flamands de la N-VA.

L'opposition dénonce en particulier la décision de procéder à un "saut d'index" en 2015, qui aura pour conséquence que les salaires et les allocations sociales ne suivront pas automatiquement l'augmentation du coût de la vie, ainsi que le report de l'âge de la retraite à 67 ans à partir de 2030, contre 65 ans actuellement.