Modifié le 07 novembre 2014 à 19:41

Accord sur une transition démocratique d'un an au Burkina Faso

Burkina Faso Ouagadougou
La médiation s'est faite dans un climat tendu. [ISSOUF SANOGO - ]
Les négociations au Burkina Faso ont débouché mercredi sur un accord qui prévoit la mise en place d'un gouvernement de transition durant un an et l'organisation d'élections d'ici novembre 2015.

Les parties prenantes de la crise au Burkina Faso - partis politiques, société civile, dirigeants religieux et traditionnels ainsi que forces armées - ont convenu mercredi d'une transition d'un an jusqu'à des élections en novembre 2015, sans s'accorder sur le nom du chef de cette transition.

Toutes les parties, qui se sont entendues sur le rétablissement de la Constitution (suspendue par l'armée), veulent également qu'une "éminente personnalité civile" soit nommée pour "présider la transition", précise le communiqué lu à l'issue des tractations menées à Ouagadougou, sous l'égide des présidents ghanéen John Dramani Mahama, sénégalais Macky Sall et nigérian Goodluck Jonathan.

Réunion tendue

Le nouvel homme fort de la transition burkinabè, le lieutenant-colonel Isaac Zida, a estimé qu'il y avait "espoir" que les Burkinabè "puissent s'entendre".

"La réunion s'est très bien passée", a-t-il jugé, malgré des éclats de voix et des coups d'éclat.

agences/moha

Publié le 05 novembre 2014 à 21:11 - Modifié le 07 novembre 2014 à 19:41

Chef du parti de l'ex-président Compaoré arrêté

Assimi Kouanda, le chef du parti du président burkinabé déchu Blaise Compaoré, a été arrêté mardi soir, a-t-on appris mercredi de sources sécuritaires.

Assimi Kouanda, secrétaire exécutif national du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), et Adama Zongo, le président d'un mouvement pro-Compaoré, ont été "convoqués" par la gendarmerie "suite à des propos pouvant troubler l'ordre public et appelant à des manifestations", a déclaré un officier de gendarmerie.

"Ils ont ensuite été arrêtés", a indiqué une autre source sécuritaire.