Modifié le 12 octobre 2014 à 22:37

La communauté internationale lève 5,4 milliards de dollars pour Gaza

John Kerry et Catherine Ashton, lors de la conférence internationale au Caire, ce dimanche 12 octobre.
John Kerry et Catherine Ashton, lors de la conférence internationale au Caire, ce dimanche 12 octobre. [Mohamed Abd El Ghany - ]
Pour reconstruire la bande de Gaza ravagée par 50 jours de guerre cet été, la communauté internationale a promis dimanche au Caire 5,4 milliards de dollars d'aide.

Une cinquantaine de pays, dont la Suisse, et des organisations internationales ont promis dimanche 5,4 milliards de dollars d'aide à la reconstruction de la bande de Gaza, a annoncé la conférence de donateurs au Caire. L'enclave palestinienne a été ravagée par 50 jours de guerre avec Israël cet été.

Quatre milliards réclamés

L'autorité palestinienne avait requis 4 milliards de dollars pour aider à reconstruire ce territoire palestinien où près de 2200 personnes - essentiellement des civils - ont été tuées en juillet et août par les bombardements de l'Etat hébreu. Côté israélien, 73 personnes sont mortes dans le conflit, des soldats pour la quasi-totalité.

Dans ce contexte, le délégué à l'Aide humanitaire Manuel Bessler a confirmé dimanche l'engagement de la Suisse en faveur de Gaza à raison de 30 millions de francs par an en moyenne pour la période 2014-2017, soit quelque 120 millions de francs au total, selon un communiqué du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE).

ats/gchi

Publié le 12 octobre 2014 à 09:13 - Modifié le 12 octobre 2014 à 22:37

Gaza, un territoire exsangue

Quelque 100'000 Palestiniens se retrouvent sans abri dans cette enclave exiguë et surpeuplée, où 45% de la population active et 63% des jeunes étaient au chômage avant même la guerre.

Infrastructures et entreprises ont été endommagées alors que l'électricité et l'eau manquent dans ce territoire qui reste sous blocus israélien et égyptien.

Le PIB devrait diminuer de 20% au cours des neuf premiers mois de 2014 par rapport à 2013.

Des contreparties exigés

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est montré très ferme: la communauté internationale est prête à financer mais plus question de se contenter de cessez-le-feu.

Il faut reprendre les négociations de paix qu'il avait impulsées en 2013 avant qu'elles n'échouent en avril, a-t-il insisté.

Le même ton a été adopté par l'ONU et les pays de l'UE, préoccupées par d'autres guerres dans la région, notamment contre le groupe l'Etat islamique.