Modifié le 03 novembre 2014 à 12:43

Le système de santé du Liberia s'effondre à cause d'Ebola

Le système de santé du Liberia s'effondre à cause d'Ebola
Le système de santé du Liberia s'effondre à cause d'Ebola L'actu en vidéo / 2 min. / le 11 octobre 2014
Les centres de santé du Liberia ont été désertés à cause d'Ebola. Les rares forces médicales ne s'occupent désormais plus que de l'épidémie, délaissant les autres maladies, a constaté la RTS sur place.

Médecins en fuite ou décédés, malades qui n'osent plus se rendre à l'hôpital, cliniques désertées, le système de santé du Liberia est en train de s'effondrer à cause d'Ebola, a constaté sur place la RTS pour un reportage diffusé dimanche dans l'émission Mise au Point.

"Quand l'épidémie a commencé, on n'avait aucun moyen de protection. Les infirmiers, les patients, tout le monde a voulu sauver sa peau et s'est enfui", explique un aide-soignant du dispensaire de Dolo Town Health Center dans la province du Lower Margibi.

Décès du personnel soignant

Parmi les médecins et les infirmiers qui sont restés, 152 ont été infectés et au moins 79 sont décédés d'Ebola, selon les derniers chiffres de l'OMS publiés début septembre.

Avant le début de l'épidémie, le Liberia - dont la population avoisine les 4,4 millions - ne comptait qu'un médecin pour 100'000 habitants, soit moins d'une cinquantaine pour tout le pays.

Bernard Genier/boc/vkiss

Lire aussi: La crainte du virus Ebola se propage dans le monde entier

Publié le 11 octobre 2014 à 19:19 - Modifié le 03 novembre 2014 à 12:43

Autres maladies négligées

Autre problème, les malades qui ne souffrent pas d'Ebola n'osent plus non plus se déplacer vers les hôpitaux.

"Par crainte de l'épidémie, les gens refusent de dire qu'ils sont malades. Ils restent à la maison, à cause d'une diarrhée, du choléra ou d'une autre maladie, (...) ils refusent de voir un médecin ou un infirmier et ils préfèrent rester chez eux et mourir", témoigne l'aide-soignant du Dolo Town Health Center.

Conséquence, les quelques centres de santé encore ouverts ne soignent désormais plus que les malades d'Ebola et sont souvent débordés.