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Les règles de Schengen "devraient être adaptées" face au djihadisme

Pour Gilles de Kerchove, le coordinateur de l'UE pour la lutte contre le terrorisme, il est "urgent d'agir" contre les départs d'Européens pour le djihad. [Emmanuel Dunand - AFP]
Pour Gilles de Kerchove, le coordinateur de l'UE pour la lutte contre le terrorisme, il est "urgent d'agir" contre les départs d'Européens pour le djihad. [Emmanuel Dunand - AFP]
Une modification des règles de l'espace Schengen a été demandée jeudi par la France et l'Allemagne pour lutter contre l'augmentation du nombre d'Européens partant faire le djihad en Irak ou en Syrie.

La France et l'Allemagne ont plaidé jeudi à Luxembourg pour une adaptation des règles de l'espace Schengen, afin de répondre à l'urgence posée par l'augmentation des départs d'Européens voulant rejoindre les mouvements djihadistes en Syrie et en Irak.

"Nous avons connaissance de beaucoup de retours de Syrie et d'Irak prochainement, et il faut être prêts à les détecter", a déclaré le coordinateur de l'UE pour la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, à l'issue d'une réunion des ministres de l'Intérieur.

Le code des frontières de Schengen  "est la solution aux problèmes auxquels nous sommes confrontés (...) et non le problème", a soutenu le ministre français Bernard Cazeneuve.

Contrôles et signalements

Paris et Berlin demandent un système d'enregistrement des passagers européens, qui permettrait des contrôles plus efficaces dans les aéroports.

Des modifications au Système d'Information de Schengen (SIS) sont aussi souhaitées, comme l'ajout du signalement "combattant étranger", afin de "faciliter la coopération entre les services de police.

ats/jvia

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Schengen en bref

L'espace Schengen comprend les territoires de 26 pays européens (22 pays de l'UE plus la Norvège, la Suisse, le Liechtenstein et l'Islande), qui ont supprimé les contrôles à leurs frontières intérieures.

Dossier bloqué

Une proposition de PNR (Passenger name record ou Données des dossiers passagers) est bloquée depuis des mois au Parlement européen, très susceptible lorsqu'il sent des menaces sur les libertés civiles et la protection des données personnelles des citoyens européens.

"Il y a un travail de pédagogie a faire", a estimé Bernard Cazeneuve, qui a annoncé son intention de venir plaider cette cause avant la fin de l'année.