Modifié le 02 octobre 2014 à 14:26

Une quarantaine d'enfants tués dans un double attentat à Homs, en Syrie

Images amateur de la deuxieme explosion a Homs
Images amateur de la deuxième explosion devant une école à Homs L'actu en vidéo / 1 min. / le 02 octobre 2014
Un double attentat contre une école a coûté la vie à au moins 47 enfants et sept adultes mercredi dans un quartier loyaliste de Homs, dans le centre de la Syrie.

Au moins 47 enfants syriens ont péri mercredi dans un double attentat contre leur école dans un quartier loyaliste de Homs, dans le centre de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Sept autres personnes -quatre civils et trois membres des forces de sécurité- sont mortes dans l'attaque qui a frappé un quartier à majorité alaouite, la communauté minoritaire dont est issu le président Bachar al-Assad.

Lire aussi: Combats acharnés autour d'une ville kurde du nord de la Syrie

Modus operandi

Un kamikaze a déposé une bombe devant l'école avant de se faire exploser dans un autre lieu devant l'établissement, a précisé l'ONG syrienne.

L'attentat n'a pas été revendiqué mais son modus operandi rappelle ceux commis régulièrement par les djihadistes de l'Etat islamique (EI) ou ceux du Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, engagés dans la guerre en Syrie.

Seul un quartier de Homs, appelé Waer, est resté entre les mains des insurgés à Homs, la troisième ville de Syrie qui est quasi-totalement contrôlée par les troupes du régime syrien.

afp/jgal

Publié le 01 octobre 2014 à 21:36 - Modifié le 02 octobre 2014 à 14:26

Colère lors des funérailles

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté jeudi dans la ville syrienne de Homs leur colère après la mort de 47 enfants dans un double attentat, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les funérailles des victimes ont dégénéré en manifestations contre le gouverneur de la province de Homs, Talal Barazi, a indiqué l'ONG. Les manifestants sont considérés comme des pro-régime, mais ils veulent la chute du gouverneur qu'ils accusent de mentir sur le bilan des victimes.