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Combats acharnés autour d'une ville kurde du nord de la Syrie

Cette photo prise de Turquie montre de la fumée s'élevant au-dessus d'Aïn al-Arab lors des combats entre l'EI et les Kurdes. [AFP]
Cette photo prise de Turquie montre de la fumée s'élevant au-dessus d'Aïn al-Arab lors des combats entre l'EI et les Kurdes. [AFP]
Les soldats kurdes, appuyés par des frappes internationales, défendaient toujours mercredi soir la ville d'Aïn al-Arab, près de la frontière turque, assiégée par les combattants de l'Etat islamique.

La principale milice kurde syrienne (YPG) et les combattants de l'Etat islamique autoproclamé se livrent un combat acharné aux portes de la ville d'Aïn al-Arab (Kobané en kurde), dans le nord de la Syrie, près de la frontière turque, a affirmé mercredi soir une ONG syrienne.

Bien qu'en infériorité numérique (lire ci-contre), les soldats kurdes, appuyés par les frappes de la coalition internationale, ont jusqu'ici réussi à maintenir les djihadistes à deux ou trois kilomètres de la ville, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

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Enjeu stratégique

Malgré les raids aériens, les combattants de l'EI ont continué mercredi à tirer des roquettes sur Aïn al-Arab comme ils le font depuis plusieurs jours. Dans la nuit de mardi à mercredi, au moins neuf combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) et un djihadiste ont péri dans les combats.

Si plus de 160'000 habitants de la région ont fui l'assaut du groupe Etat islamique, lancé mi-septembre, quelques milliers de civils se trouvent encore à Aïn al-Arab.

Aïn al-Arab, représente un véritable enjeu stratégique. Si les djihadistes s'en emparaient, ils contrôleraient une longue bande territoriale continue au nord de la Syrie, le long de la frontière turque.

afp/jgal

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Des forces inégales

Des centaines de combattants kurdes armés de kalachnikovs, de mitrailleuses lourdes soviétiques et de lance-roquettes font face dans le nord de la Syrie à des milliers de djihadistes, qui disposent en outre de chars et d'artillerie lourde.

L'Etat islamique s'est en effet saisi d'armes lourdes de l'armée irakienne lors de la prise de Mossoul, la deuxième ville d'Irak le 10 juin, ainsi qu'à l'aéroport de Tabqa, dans le nord de la Syrie, où iles djihadistes ont chassé l'armée de Bachar al-Assad.

Des djihadistes encerclés par les Kurdes en Irak

Les forces kurdes assiégeaient mercredi une clinique à Rabia, où des djihadistes de l'Etat islamique (EI) se sont retranchés après avoir perdu le contrôle de cette ville irakienne située à la frontière syrienne, ont indiqué des responsables.

Les forces kurdes, avec le support aérien de la coalition internationale, avaient lancé une offensive sur trois fronts en Irak mardi. Outre Rabia, ils ont avancé vers Zoumar, au nord de Mossoul, mais la ville restait sous le contrôle de l'EI mercredi.

Trois villages au sud de Kirkouk ont en outre été repris.

La France renforce son dispositif

Paris a décidé d'envoyer trois avions de chasse Rafale supplémentaires et de déployer une frégate anti-aérienne dans le Golfe, dans le cadre du renforcement de son dispositif militaire pour l'Irak, a annoncé mercredi l'état-major des armées.

"Le dispositif français sera ainsi porté à neuf Rafale", déployés sur le base française d'Al Dhafra aux Emirats arabes unis, d'où partent les missions de reconnaissance ou de frappes des objectifs du groupe Etat islamique en territoire irakien, précise l'état-major dans un communiqué.

Le renforcement du dispositif français avait été annoncé à la mi-journée par la présidence française, à l'issue d'un Conseil de défense.

Aïn al-Arab, troisième ville kurde de Syrie