Modifié le 30 septembre 2014 à 10:49

En 40 ans, plus de la moitié des animaux sauvages ont disparu, selon le WWF

Entre 1970 et 2010, l'Indice Planète Vivante, qui mesure l'évolution de 10.380 populations de 3.038 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons, a chuté de 52 %
Entre 1970 et 2010, l'Indice Planète Vivante, qui mesure l'évolution de 10.380 populations de 3.038 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons, a chuté de 52 % [ - ]
L'action de l'homme a entraîné la disparition, en 40 ans, de plus de la moitié des animaux sauvages de la planète, selon le rapport "Planète vivante 2014" publié par l'ONG World Wildlife Fund.

Plus de la moitié des animaux sauvages de la planète ont disparu en 40 ans, et ce à cause de l'action humaine, selon un rapport du World Wildlife Fund (WWF).

Entre 1970 et 2010, l'indice Planète vivante - qui mesure l'évolution de 10'380 populations de 3038 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons - a chuté de 52%. Et cette tendance ne donne aucun signe de ralentissement.

A qui la faute?

La perte et la dégradation des habitats - en raison de l'agriculture, l'urbanisation, déforestation, l'irrigation, les barrages hydroélectriques, etc. - la chasse, la surpêche et le changement climatique sont en cause, selon le rapport.

"L'humanité surexploite la Terre, c'est-à-dire qu'elle consomme plus de ressources naturelles que la planète ne peut en reconstituer: plus de poissons consommés qu'il n'en naît, plus de CO2 émis que les forêts et les océans ne peuvent en absorber", explique le WWF.

L'ONG rappelle que l'humanité aurait besoin aujourd'hui de la capacité génératrice d'une Terre et demie.

afp/zd

Publié le 30 septembre 2014 à 01:19 - Modifié le 30 septembre 2014 à 10:49

Zones les plus touchées

Les zones les plus touchées sont l'Amérique latine (-83%), suivie de près par la région Asie-Pacifique. Ce sont les espèces d'eau douce qui ont payé le prix fort (-76%), quand les espèces terrestres et marines ont diminué de 39%.

En Afrique, l'aire de répartition de l'éléphant de forêts ne représentait plus en 1984 qu'environ 7% de son aire historique. Et dans cette portion congrue, à cause du braconnage, le nombre d'éléphants s'est effondré de 60% entre 2002 et 2011.