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Sanaa, la capitale du Yémen, aux mains de la rébellion chiite

Des militants Houthis à l'arrière d'un pick-up célèbrent la prise d'un poste militaire à Sanaa. [MOHAMMED HAMOUD - ANADOLU AGENCY]
Des militants Houthis à l'arrière d'un pick-up célèbrent la prise d'un poste militaire à Sanaa. [MOHAMMED HAMOUD - ANADOLU AGENCY]
La capitale yéménite Sanaa était mardi sous le contrôle quasi-total des rebelles chiites d'Ansarullah tandis que le président Abd Rabbo Mansour Hadi dénonçait un complot.

Les rebelles chiites d'Ansarullah, appelés Houthis, ont pris le contrôle quasi-total de la capitale yéménite Sanaa mardi. Le président Abd Rabbo Mansour Hadi a aussitôt dénoncé un complot et promis de rétablir l'autorité de l'Etat.

Les Houthis ont dressé des barrages de contrôle sur les principales artères de la ville et y effectuent des patrouilles.

Processus de transition politique en danger

L'émissaire de l'ONU, Jamal Benomar, qui a parrainé l'accord ayant mis fin aux combats de ces derniers jours entre les rebelles et leurs adversaires du parti sunnite Al-Islah, épaulés par l'armée, a évoqué un "effondrement" des forces armées yéménites.

"Ce qui s'est passé ces derniers jours pourrait entraîner l'effondrement de l'Etat yéménite et la fin du processus de transition politique", a prévenu Jamal Benomar dans une interview télévisée.

"C'est un complot qui a été préparé de longue date et dont les ramifications dépassent les limites de la nation", a-t-il affirmé.

ats/pym

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Des résidences pillées

De nombreux témoins ont indiqué que des combattants rebelles pillaient les résidences de responsables d'Al-Islah à Sanaa et des baraquements de l'armée, emportant tout sur leur passage.

La résidence de Tawakkol Karman, prix Nobel de la paix 2011, et membre du parti islamiste Al-Islah, a été également pillée, selon des témoins.

Par ailleurs, deux grands hôpitaux ont été fermés par les rebelles sous prétexte qu'ils étaient dirigés par des responsables d'Al-Islah.