Modifié le 19 septembre 2014 à 14:21

David Cameron: "Le Royaume-Uni doit se rassembler et aller de l'avant"

Le Premier ministre britannique réagit au non
Le Premier ministre britannique réagit au non L'actu en vidéo / 1 min. / le 19 septembre 2014
Après le non à l'indépendance de l'Ecosse, le Premier ministre britannique David Cameron a promis vendredi une émancipation régionale renforcée. Le leader indépendantiste Alex Salmond concède la défaite.

L'Ecosse, qui a rejeté l'indépendance, attend désormais de nouveaux pouvoirs promis par Londres, un renforcement de l'émancipation régionale confirmé vendredi matin par David Cameron qui a annoncé des mesures similaires pour l'Angleterre, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord.

"Il est temps pour notre Royaume-Uni de se rassembler et d'aller de l'avant", a-t-il estimé. Pour lui, la question de l'indépendance de l'Ecosse est désormais réglée "pour une génération".

"Nous avons entendu la voix de l'Ecosse. Maintenant, c'est au tour des millions de voix de l'Angleterre d'être entendues", a-t-il souligné sur Twitter.

"Pour ceux en Ecosse qui sont sceptiques quant aux promesses constitutionnelles faites, laissez-moi vous dire ceci: nous avons déjà transféré des pouvoirs sous ce gouvernement et nous allons le faire à nouveau lors de la prochaine législature", a ajouté le Premier ministre.

Les indépendantistes admettent la défaite

De son côté, Alex Salmond, chef de file des indépendantistes, a concédé la défaite de son camp. "J'accepte le verdict des urnes et j'appelle tous les Ecossais à faire de même et à accepter la décision du peuple".

Il a salué sur Twitter le "oui" soutenu dans la circonscription de Glasgow et remercié les Ecossais "pour leur soutien incroyable".

Alex Salmond s'est toutefois empressé de rappeler les engagements communs pris par David Cameron, ses alliés libéraux-démocrates et l'opposition travailliste. "Les partis unionistes se sont engagés en fin de campagne à donner plus de pouvoirs à l'Ecosse, et l'Ecosse attend que ces engagements soient remplis rapidement", a-t-il martelé.

La réaction d'Alex Salmond en vidéo:

Le chef des indépendantistes écossais réagit
L'actu en vidéo - Publié le 19 septembre 2014

>> Lire: L'Ecosse a rejeté le référendum d'indépendance à plus de 55%

afp/jvia

Publié le 19 septembre 2014 à 11:18 - Modifié le 19 septembre 2014 à 14:21

"L'Ecosse a presque tout à gagner"

"L'Ecosse a presque tout à gagner (de ce résultat) sauf l'indépendance entière. Cela va être le début de négociations importantes. On lui a fait beaucoup de promesses, cela se fera mais dans un contexte difficile parce que, en face, des députés anglais et gallois ne sont pas contents de ces promesses", a fait valoir, peu après les résultats, Emily Saint Denny, professeur de politique publique à l'université écossaise de Stirling.

La livre sterling au plus haut

La livre britannique ralentissait sa hausse face aux autres devises mondiales vendredi en fin d'échanges asiatiques, après avoir atteint un plus haut en deux ans face à l'euro, après la victoire du non en Ecosse.

Vers 1h40 locales, la livre avait atteint son plus haut niveau depuis fin juillet 2012 face à la monnaie unique européenne, à 78,10 pence pour un euro. Autour de la même heure, la devise britannique est montée à un plus haut en deux semaines et demi face au dollar (à 1,6525 dollar pour une livre) et à son niveau le plus élevé depuis six ans face au yen (à 180,71 yens pour une livre).

L'Union Européenne satisfaite

Le président du Parlement européen, Martin Schulz, s'est déclaré "soulagé du résultat" du référendum en Ecosse, dans un entretien à la radio allemande Deutschlandfunk.

"La prochaine fois que je vais rencontrer David Cameron, je lui dirai que je trouve que c'est bien d'avoir un Royaume-Uni dans une Europe unie", a-t-il continué.

Quant au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, il a salué "la décision du peuple écossais de maintenir l'unité du Royaume-Uni". Pour lui, "ce résultat est bon pour l'Europe unie, ouverte et plus forte que soutient la Commission européenne".

L'Espagne aux premières loges

Les indépendantistes catalans se sont montrés déçus du "non" écossais, alors qu'eux-même se préparent au référendum d'indépendance qu'ils souhaitent organiser le 9 novembre.

Le président de l'exécutif catalan, Arturo Mas, a déclaré vendredi que le rejet de l'indépendance en Ecosse était un "revers" pour la Catalogne. Il a cependant annoncé qu'il allait signer le décret pour la tenue le 9 novembre d'un référendum sur l'indépendance de la région du nord-est de l'Espagne.

En revanche, le président du parlement espagnol, Mariano Rajoy, s'est dit "très heureux" du résultat écossais.