Modifié le 12 septembre 2014 à 15:51

Un rapport sur le vol MH17 confirme que le Boeing a été touché en plein vol

Crash MH17: l'hypothèse d'un tir de missile se confirme
Crash MH17: l'hypothèse d'un tir de missile se confirme 12h45 / 1 min. / le 09 septembre 2014
Les experts néerlandais enquêtant sur le crash du vol Malaysia Airlines au dessus de l'Ukraine ont assuré mardi que le Boeing a été touché par des objets "à haute intensité" et s'est brisé en l'air.

Un mois et demi après le crash du vol MH17, un premier rapport très attendu sur les causes de la catastrophe qui a coûté la vie à 298 personnes a été publié mardi.

Les premières conclusions du Bureau d'enquête pour la sécurité néerlandais (OVV), qui dirige et coordonne des équipes internationales (voir encadré), confirment que les enregistrements de vols n'ont pas été altérés et que l'équipage n'a fait état d'aucun dysfonctionnement avant l'accident.

"Fuselage transpercé"

"Les dégâts observés à l'avant du fuselage et sur le cockpit ne correspondent pas à des dégâts d'une défaillance de l'avion, de ses moteurs ou de ses systèmes", écrivent les experts, qui relèvent que l'avion a été transpercé par des objets "à haute intensité".

"Le fait que de nombreuses pièces de l'appareil se soient retrouvées éparpillées sur un large périmètre indique qu'il s'est brisé en l'air", concluent-ils.

Un missile sol-air Buk de 700 kg est au coeur du soupçon: il requiert d'être manipulé par des spécialistes très entraînés. Les Occidentaux pensent qu'il a été illégalement introduit en territoire ukrainien par la Russie.

agences/mac/mre

Publié le 09 septembre 2014 à 08:19 - Modifié le 12 septembre 2014 à 15:51

Responsabilité disputée

Kiev et les Occidentaux ont accusé les séparatistes pro-russes d'être responsables de la tragédie, tandis que Moscou et les insurgés accusent Kiev.

"Je ne peux dire qu'une chose: nous n'avons tout simplement pas d'équipement technique capable d'abattre un Boeing, et donc, cet avion malaisien", a déclaré Alexandre Zakhartchenko, "Premier ministre" de la République populaire autoproclamée de Donetsk, à l'agence de presse russe Interfax.

"Nous enquêtons sur les causes de l'accident mais pas sur les responsabilités", a souligné néanmoins Sara Vernooij, porte-parole de l'OVV.

L'onde de choc qu'a provoquée le drame avait conduit les Européens, jusque-là divisés et réticents, à adopter avec les Etats-Unis des sanctions économiques contre Moscou sans précédent depuis la Guerre froide.

Enquête dirigée par les Pays-Bas

Les conclusions du rapport sont notamment basées sur les éléments tirés des boîtes noires de l'appareil, de photos, vidéos, ou de données des autorités aériennes.

Les boîtes noires ont été analysées en Angleterre, par le Bureau d'enquête britannique sur les accidents aériens, tandis que la direction de l'enquête sur les causes de l'accident a été confiée aux Pays-Bas.

Les inspecteurs néerlandais ayant rédigé ce rapport ne se sont pas rendus sur les lieux du crash dans l'est de l'Ukraine, estimant que leur sécurité n'y était pas assurée. Les enquêteurs ukrainiens avaient de leur côté pu se rendre brièvement sur place.

Le crash a fait 298 victimes

Le 17 juillet, un Boeing 777 de la Malaysia Airlines, transportant à son bord 298 personnes, dont 193 Néerlandais, avait quitté peu après 12H00 l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol en direction de Kuala-Lumpur.

Quelques heures plus tard, le vol MH17 s'était écrasé près du village de Grabove, dans la région de Donetsk, au coeur d'une zone contrôlée par les séparatistes pro-russes.