Modifié le 06 septembre 2014 à 22:38

Le tueur présumé de Bruxelles aurait été geôlier en Syrie

L'auteur de la tuerie du Musée juif à Bruxelles aurait été geôlier en Syrie
L'auteur de la tuerie du Musée juif à Bruxelles aurait été geôlier en Syrie 19h30 / 1 min. / le 06 septembre 2014
L'auteur présumé du quadruple assassinat commis au Musée juif de Bruxelles le 24 mai, un djihadiste français, aurait été auparavant l'un des geôliers d'otages occidentaux détenus en Syrie.

L'ex-otage français en Syrie Nicolas Hénin affirme que le tueur présumé du Musée juif de Bruxelles a été l'un de ses geôliers pendant sa détention. Son témoignage a été publié samedi par le site de son employeur, le magazine Le Point.

De son côté, le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a indiqué que les services de police avaient "transmis à la justice des éléments laissant à penser qu'il aurait pu être le geôlier de nos otages". Il confirmait ainsi une information du quotidien Le Monde.

Torture durant la nuit

Selon des extraits du témoignage de Nicolas Hénin, journaliste au Point, le tueur présumé de Bruxelles torturait les prisonniers syriens. Le magazine français précise que le tueur présumé a maltraité son journaliste entre juillet et décembre 2013.

Agé de 29 ans, le tueur français d'origine algérienne, parti faire le djihad en Syrie, est soupçonné de quatre assassinats commis le 24 mai au nom du djihad dans le Musée juif de Bruxelles.

agences/fxl

Publié le 06 septembre 2014 à 16:13 - Modifié le 06 septembre 2014 à 22:38

Un ex-otage regrette cette révélation

La révélation dans la presse que le djihadiste tueur présumé du Musée juif de Bruxelles, avait été un geôlier des quatre journalistes français otages en Syrie "pose un véritable problème pour l'enquête", a regretté samedi l'un d'eux, Didier François.

"C'est irresponsable", a affirmé à Libération Didier François, journaliste à Europe 1. "Je trouve que c'est dangereux de sortir cette information. Cela pose un véritable problème pour l'enquête en cours, pour les témoins et pour les otages restés là-bas".

"Cela permet malheureusement d'alerter les autres ravisseurs sur le fait que les services français détiennent des éléments sur les membres de ce groupe terroriste ayant déjà perpétré des attentats. Du coup, ça va leur permettre de se protéger, ce qui met en danger le travail des spécialistes du contre-terrorisme et les citoyens français", a-t-il expliqué.