Modifié le 29 août 2014 à 20:17

Le président américain Barack Obama hausse encore le ton contre la Russie

Barack Obama et Vladimir Poutine en juin 2013.
Barack Obama laisse encore une place à la médiation Le Journal du matin / 1 min. / le 29 août 2014
Le président Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel ont menacé jeudi soir "de conséquences" Moscou, tandis que l'Ukraine a décidé de relancer son processus d'adhésion à l'Otan.

Washington et ses alliés ont menacé jeudi de sanctionner à nouveau Moscou face à une incursion "évidente" de forces russes en Ukraine.

"Il est évident aux yeux du monde entier" que des forces russes se trouvent en Ukraine, a affirmé jeudi le président américain Barack Obama, en écho aux déclarations de l'Otan selon qui plus de mille soldats russes sont mobilisés.

Le président a affirmé que les Etats-Unis "n'auront pas recours à la force pour résoudre le problème ukrainien". Il a néanmoins évoqué l'article cinq de la charte de l'Otan qui prévoit la solidarité entre membres, dont certains sont des voisins de l'Ukraine. Dans ce sens, Barack Obama se rendra en Estonie la semaine prochaine.

"Des conséquences"

Le président Obama s'est par ailleurs entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel. Tous deux ont convenu que "l'incursion russe" ne peut "rester sans conséquences", menaçant Moscou de nouvelles sanctions. Un avis partagé par le Premier ministre britannique David Cameron.

"Ne pas agir coûterait trop cher", a déclaré l'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power devant le Conseil de sécurité réuni en urgence, en dressant une longue liste d'indices démontrant la présence de soldats russes.

"Cessez de vous immiscer dans les affaires intérieures des pays souverains", lui a rétorqué l'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine.

Lire: Près de 2600 tués dans l'est de l'Ukraine depuis la mi-avril et L'Ukraine réclame une aide militaire "d'envergure" aux Occidentaux

afp/bri

Publié le 29 août 2014 à 07:15 - Modifié le 29 août 2014 à 20:17

L'Ukraine veut relancer le processus d'adhésion à l'Otan

L'Ukraine a l'intention de relancer le processus d'adhésion de l'Otan. "Le gouvernement soumet au Parlement un projet de loi visant à annuler le statut hors bloc de l'Ukraine", a annoncé vendredi le Premier ministre Arseni Iatseniouk lors du conseil des ministres.

Tout en rappelant que l'Otan pouvait accepter l'Ukraine en son sein, le secrétaire général de l'organisation, Anders Fogh Rasmussen, a "condamné dans les termes les plus forts le mépris permanent de la Russie envers ses obligations internationales".

En 2008, les dirigeants de l'Otan étaient convenus que l'Ukraine avait vocation à rejoindre l'Alliance, ce qui avait fortement irrité la Russie. En 2010, le gouvernement pro-russe du président Viktor Ianoukovitch avait renoncé à cet objectif.

Matteo Renzi appelle Vladimir Poutine

Le Premier ministre italien, Matteo Renzi, qui assure la présidence tournante de l'UE, a appelé Vladimir Poutine pour dénoncer "l'entrée" des troupes russes en Ukraine, qualifiée d'"escalade intolérable".

L'opposant Mikhaïl Khodorkovski accuse Poutine de mentir

Mikhaïl Khodorkovski, un des opposants les plus en vue du président russe Vladimir Poutine, a accusé vendredi Moscou de "mentir comme un arracheur de dents" sur son implication dans le conflit en Ukraine. Il a appelé les Russes à se mobiliser pour mettre fin à une guerre "inégale".

"Il suffirait de descendre dans la rue, de se mettre en grève", écrit l'ancien patron de la société pétrolière Ioukos, qui vit en exil en Suisse, dans un communiqué envoyé aux médias allemands et mis en ligne sur son site internet.