Modifié le 22 août 2014 à 09:22

Les Palestiniens veulent que le CICR "fasse plus" pour Gaza

Le siège du Comité international de la Croix-Rouge à Genève.
Le siège du Comité international de la Croix-Rouge à Genève. [Martial Trezzini - ]
Le CICR devrait notamment créer des corridors humanitaires et des zones sûres, où les Palestiniens puissent se réfugier selon le ministre palestinien des Affaires étrangères, présent jeudi en Suisse.

Des responsables palestiniens et des membres de la Ligue arabe ont rencontré jeudi en Suisse le président du CICR, Peter Maurer. L'organisation devrait "faire plus" pour Gaza, notamment en créant des corridors humanitaires, a suggéré le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riad Malki.

Parmi les autres initiatives que devrait prendre le CICR, le ministre évoque, dans une interview accordée au journal Le Temps, la définition de "zones sûres, où les Palestiniens puissent se réfugier" pour fuir les combats et chercher de l'aide".

Ne pas attendre le feu vert israélien

"Il faut agir sans attendre", insiste Riad Malki, selon lequel l'emblème du CICR peut dissuader les frappes et augmenter la sécurité des refuges.

Riad Malki préconise de ne pas attendre le feu vert israélien pour se lancer. "Le CICR doit mobiliser la communauté internationale pour faire de ces zones sûres une réalité acceptée par le plus grand nombre d'Etats", ajoute-t-il.

Lire aussi: Les Européens souhaitent une nouvelle résolution sur Gaza 

ats/fb

Publié le 22 août 2014 à 06:16 - Modifié le 22 août 2014 à 09:22

Conférence "au plus vite"

Des responsables palestiniens et des membres de la Ligue arabe, dont son secrétaire général Nabil Al-Araba, ont rencontré jeudi à Berne Yves Rossier, secrétaire d'Etat du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE).

Ils ont discuté de la possibilité d'organiser une conférence pour la défense des civils dans les territoires palestiniens.

Riad Malki dit attendre de la Suisse qu'elle organise "au plus vite" une telle rencontre rassemblant "les Etats signataires des Conventions de Genève".

Berne a entamé des consultations informelles auprès des Etats parties, a indiqué jeudi le DFAE dans un communiqué. Toutefois, la décision de convoquer une conférence appartient à ces Etats.