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L'avion d'Air Algérie "est tombé en spirale à forte vitesse" au Mali

Rémi Jouty, directeur du Bureau français d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique, le 7 août 2014. [STEPHANE DE SAKUTIN - AFP]
Rémi Jouty, directeur du Bureau français d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique, le 7 août 2014. [STEPHANE DE SAKUTIN - AFP]
Le vol AH5017 d'Air Algérie qui s'est écrasé au Mali il y a deux semaines, faisant 116 morts, est tombé en spirale à forte vitesse, selon les enquêteurs français, qui ignorent en revanche pourquoi.

Le vol AH5017 d'Air Algérie qui s'est écrasé au Mali il y a deux semaines, faisant 116 morts, est tombé en spirale à forte vitesse ont annoncé jeudi les enquêteurs du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français. Mais ces derniers ignorent pourquoi, d'autant que les conversations entre pilotes sont pour l'heure inexploitables.

La dernière information enregistrée à une seconde de l'impact révèle que l'appareil "volait à 380 noeuds (740 km/h) avec une vitesse verticale descendante extrêmement importante", a précisé Rémi Jouty, le directeur du BEA.

Rapport d'étape en septembre

Il a souligné que les enquêteurs n'excluaient à ce stade aucune hypothèse sur les raisons du crash de l'avion qui reliait Ouadagoudou à Alger, y compris celle d'une "action délibérée". Un rapport d'étape sera présenté mi-septembre, a précisé N'Faly Cissé, président malien de la commission.

L'étude des paramètres de vol n'a pas confirmé à ce stade l'hypothèse d'un lien direct entre les mauvaises conditions météorologiques et l'accident, a expliqué Rémi Jouty.

afp/fxl

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Une des deux boîtes noires "inexploitable"

Rémi Jouty a confirmé que l'une des deux boîtes noires, celle qui enregistre les échanges entre les pilotes et avec les contrôleurs, était pour le moment "inexploitable". "Le signal sonore est inintelligible (...) Il est acquis que ce dysfonctionnement n'est pas le résultat du crash", a-t-il dit, précisant que les experts tentaient néanmoins de continuer à exploiter les bandes magnétiques.

Les enquêteurs ont pu en revanche décrypter la seconde boîte noire contenant les paramètres de vol et déterminer une première trajectoire. L'avion s'est désintégré en s'écrasant, avec des débris dispersés sur plusieurs centaines de mètres.