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Deux anciens dirigeants khmers rouges condamnés à la prison à vie

Des moines bouddhistes ont suivi jeudi le procès des ex-leaders khmers rouges Nuon Chea (à gauche) et de Khieu Samphan (à droite) à l'écran en Birmanie. [TANG CHHIN SOTHY AFP - AFP]
Deux chefs khmers rouges condamnés à vie au Cambodge / Le 12h30 / 1 min. / le 7 août 2014
Le tribunal de Phnom Penh a condamné jeudi au Cambodge les deux plus hauts dirigeants khmers rouges encore vivants à la prison à vie pour crime contre l'humanité.

Les deux plus hauts dirigeants khmers rouges encore vivants ont été jugés par le tribunal de Phnom Penh, parrainé par l'ONU.

L'idéologue du régime Nuon Chea, 88 ans, et le chef de l'Etat du "Kampuchéa démocratique" Khieu Samphan, 83 ans, ont été condamnés à la prison à vie pour crimes contre l'humanité. Leurs avocats ont indiqué qu'ils allaient faire appel de cette décision lors d'une conférence de presse.

Le tribunal de Phnom Penh lors de l'audition. [AFP PHOTO / NHET SOK HENG / ECCC]Le tribunal de Phnom Penh lors de l'audition. [AFP PHOTO / NHET SOK HENG / ECCC]Verdict emblématique

Il s'agit du premier verdict emblématique contre un régime qui a conduit à la mort près de deux millions de personnes au Cambodge entre 1975 et 1979.

Les deux octogénaires, poursuivis pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, comparaissent depuis 2011 devant le tribunal. Toutefois, pour tenter d'obtenir au moins un verdict avant leur mort, la procédure complexe a été découpée.

Le jugement de jeudi concerne le premier "mini-procès" qui s'est concentré sur les crimes contre l'humanité constitués par l'une des plus grandes migrations forcées de l'Histoire moderne.

ats/jgal

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Deux années d'audience

A l'issue de deux années d'audiences, l'accusation avait requis en octobre l'emprisonnement à vie contre les deux accusés, soit la peine maximale prévue par le tribunal qui a exclu dès sa création la peine de mort.

Les deux octogénaires, arrêtés en 2007, ont eux nié toutes les accusations retenues contre eux, assurant ne pas être responsables des atrocités d'un régime qui a décimé un quart de la population du pays, d'épuisement, de maladie, sous la torture ou au gré des exécutions.