Modifié le 05 août 2014 à 20:56

Trêve de 72 heures dès mardi entre Israéliens et Palestiniens

Une Palestinienne inspecte les épaves de bâtiments après les agressions israéliennes à Rafah, dans la bande de Gaza.
Une Palestinienne inspecte les épaves de bâtiments après les agressions israéliennes à Rafah, dans la bande de Gaza. [Ashraf Amra / Anadolu Agency - ]
Les Israéliens et les Palestiniens se sont mis d'accord lundi soir sur une trêve de 72 heures dans la bande de Gaza. Celle-ci entre en vigueur mardi à 08h locales, a annoncé un responsable égyptien.

Israéliens et Palestiniens se sont mis d'accord lundi soir sur une trêve de 72 heures dans la bande de Gaza qui entrera en vigueur mardi à 05h GMT (08h heure suisse), a annoncé un responsable égyptien.

"Les contacts de l'Egypte avec les différentes parties ont réussi à obtenir une trêve de 72 heures à Gaza à partir de mardi matin et que le reste des délégations se rende au Caire pour de plus amples négociations", a-t-il dit. Une délégation palestinienne est au Caire (Egypte) depuis dimanche soir, tandis qu'Israël a refusé d'y envoyer des représentants.

Attentat à Jérusalem

En soirée, l'armée israélienne avait indiqué qu'il lui restait des missions à accomplir dans la bande de Gaza, même si elle juge avoir achevé sa mission de destruction des tunnels ennemis.

Plus tôt lundi, Jérusalem a été le théâtre d'un attentat commis par un jeune Palestinien. L'auteur de cette attaque perpétrée avec une pelleteuse contre un bus a été tué par la police et un passant armé. Un Israélien a également péri et cinq autres ont été blessés.

Israël aurait déjoué une attaque à la pelleteuse à Jérusalem
L'actu en vidéo - Publié le 04 août 2014

afp/fxl

Publié le 04 août 2014 à 02:36 - Modifié le 05 août 2014 à 20:56

Fillette de huit ans tuée

Une fillette palestinienne de huit ans a été tuée et 30 personnes blessées lundi par un tir sur l'ouest de la ville de Gaza après l'entrée en vigueur de la trêve déclarée unilatéralement par Israël, ont indiqué les services de secours.

Ces services ont imputé à l'aviation israélienne cette frappe sur une maison du camp de réfugiés de Chati.

Gaza sous contrôle onusien, propose Avigdor Lieberman

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a suggéré lundi que l'ONU prenne le contrôle de la bande de Gaza à la place du Hamas dès la fin des hostilités.

Chef d'Israël Beiteinou, formation nationaliste, Avidgor Lieberman fait partie des "faucons" du gouvernement de Benjamin Netanyahu qui ont préconisé jusqu'alors une réoccupation totale de la bande de Gaza pour provoquer la chute du Hamas.

Des pays occidentaux durcissent le ton à l'égard d'Israël

Au lendemain de tirs meurtriers près d'une école de l'ONU à Gaza qui a fait au moins dix morts, plusieurs pays dont la France et les Etats-Unis ont haussé le ton vis-à-vis d'Israël en dénonçant des violences "injustifiables" contre les civils de l'enclave palestinienne.

A l'instar du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui a parlé d'un "acte criminel", la communauté internationale a largement exprimé son indignation après le bombardement près d'une école à Rafah, qui a fait au moins dix morts.

Les Etats-Unis se sont dits "consternés". Le département d'Etat a noté que les coordonnées de l'école avaient été "communiquées de manière répétée aux forces armées israéliennes".

Réunion informelle mercredi à l'ONU

L'Assemblée générale des Nations unies tiendra mercredi une "réunion informelle" de ses 193 membres pour examiner la situation dans la bande de Gaza, a indiqué lundi une porte-parole de l'Assemblée. Cette réunion a été convoquée à la demande du groupe des pays arabes à l'ONU.

L'Assemblée se réunira en plénière pour entendre des comptes-rendus de plusieurs hauts responsables des Nations unies. La réunion, qui commencera vers 10H00 locales ne devrait pas déboucher sur une décision ou le vote d'un texte. Profondément divisé, le Conseil n'a pas réussi jusqu'ici à adopter une résolution sur le conflit à Gaza, se contentant d'appeler à un cessez-le-feu humanitaire dans des déclarations non contraignantes.