Modifié le 25 juillet 2014 à 21:16

Plainte à la Cour pénale internationale pour "crimes de guerre" contre Israël

Malgré plusieurs plaintes antérieures, les juges de la CPI, sise à La Haye aux Pays-Bas, ne s'étaient jamais prononcés sur le conflit israélo-palestinien.
Malgré plusieurs plaintes antérieures, les juges de la CPI, sise à La Haye aux Pays-Bas, ne s'étaient jamais prononcés sur le conflit israélo-palestinien. [Jerry Lampen - Reuters]
Un avocat français a déposé vendredi une plainte à Paris contre Israël pour "crimes de guerre", visant l'opération de Tsahal en cours qui a déjà fait 800 morts, dont 80% de civils.

Un avocat français, Gilles Devers, a annoncé vendredi à Paris avoir déposé plainte à la Cour pénale internationale (CPI) au nom du ministre palestinien de la Justice pour "crimes de guerre".

Cette plainte, déposée auprès de la procureure de la CPI, vise "les crimes de guerre commis par l'armée israélienne en juin et juillet 2014 en Palestine, dans le contexte de l'opération 'Bordure protectrice'", qui a déjà fait 800 morts.

"Ils ne respectent rien"

"Chaque jour est marqué par la commission de nouveaux crimes, et la population civile représente plus de 80% des victimes. Les enfants, les femmes, les hôpitaux, les écoles de l'ONU: les soldats israéliens ne respectent rien. C'est une attaque militaire contre la population palestinienne", a-t-il lu.

Gilles Devers affirme que la plainte est recevable, même si la Palestine, reconnue depuis novembre 2012 comme Etat observateur non membre de l'ONU, n'a pas ratifié le Statut de Rome fondant la CPI. Israël ne l'a pas ratifié non plus.

ats/asch

Publié le 25 juillet 2014 à 14:16 - Modifié le 25 juillet 2014 à 21:16

Un précédent "raté" en 2009

Selon Gilles Devers, le précédent ministre palestinien de la Justice avait fait une déclaration de compétence de la CPI le 21 janvier 2009, qui "reste parfaitement valable".

A l'époque, des plaintes avaient déjà été déposées pour obtenir une enquête sur l'offensive israélienne dite "Plomb durci" contre Gaza, mais elles avaient échoué, en raison de "tractations politiques", a-t-il affirmé.