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John Kerry précise ses accusations contre Moscou pour le crash du MH17

Arnaud Danjean. [Jeff Pachoud - AFP]
Les services secrets détiendraient des informations sur le crash / Forum / 7 min. / le 20 juillet 2014
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a indiqué dimanche qu'il était "assez clair" que le système de missile utilisé contre l'avion malaisien avait été "remis aux mains des séparatistes" par Moscou.

Le système de missile utilisé pour abattre l'avion malaisien dans l'est de l'Ukraine avait été "transféré de Russie et remis aux mains des séparatistes", a indiqué dimanche sur CNN le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en parlant d'un fait "assez clair".

Sur NBC, le secrétaire d'Etat a même assuré "que les séparatistes disposaient d'une batterie SA-11 dans les environs, littéralement quelques heures avant" que l'avion n'ait été abattu. "Les Ukrainiens ne disposaient pas d'un tel système dans les environs à ce moment-là", a-t-il aussi dit sur CNN.

Origine, trajectoire et heure du tir connus

Les Etats-Unis "savent" d'où est parti le tir de missile sur la base d'images satellitaires, a précisé le chef des Affaires étrangères américaines. "Nous en connaissons la trajectoire. Nous connaissons l'heure", a-t-il promis en évoquant les conversations de séparatistes interceptées sur les réseaux sociaux.

John Kerry a finalement parlé de "moment de vérité" pour le président russe Vladimir Poutine. Dimanche soir, ce dernier a promis "son entière coopération" au Premier ministre néerlandais Mark Rutte pour que les corps des victimes et les boîtes noires de l'avion puissent être récupérés et a promis que l'accès au site ne serait plus entravé. 

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afp/bri

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Les boîtes noires peut-être retrouvées

Les boîtes noires du Boeing 777 de la Malaysia Airlines qui s'est écrasé jeudi dans l'est de l'Ukraine ont apparemment été retrouvées par les insurgés pro-russes.

Elles ont été transportées dans leur bastion de Donetsk, a déclaré dimanche Alexandre Borodaï, "Premier ministre" de la République populaire proclamée par les rebelles dans la région.

Un avion indien mobilisé

Selon le Times of India, un avion de la compagnie indienne Air India volait à moins de 25 km de l'avion malaisien et a tenté d'établir un contact avec les pilotes, à la demande des contrôleurs aériens ukrainiens car le MH17 ne répondait plus à leurs appels.

Quelques minutes avant le crash, les pilotes d'Air India ont entendu les contrôleurs aériens qui autorisaient à l'avion malaisien de voler en ligne droite.

Entretien incriminant les rebelles authentifié

Un entretien téléphonique entre deux chefs rebelles enregistré par les services de sécurité ukrainiens et prouvant que leurs hommes ont abattu un avion civil a été authentifié par des experts du renseignement américain.

Les conversations ont été comparées avec des enregistrements de séparatistes connus", a expliqué l'ambassade des Etats-Unis à Kiev.

Les services de sécurité ukrainiens (SBU) avaient publié jeudi soir cette conversation:
- "Ce sont les gars du check-point Tchernoukhine qui ont abattu l'avion. Il s'est désintégré dans l'air", dit l'un d'eux, "Major".
- "Et alors?" demande l'autre, "Grek".
- "C'est un avion civil à 100%" (...).
- "Y a-t-il des armes?"
- "Non, rien, seulement des affaires civiles".
- "Des documents?"
- "Il y en a un d'un étudiant indonésien".

Menaces de nouvelles sanctions

La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont menacé dimanche la Russie de nouvelles "sanctions" si le président Vladimir Poutine n'obtient pas des séparatistes prorusses un accès "libre et total" au site du crash.