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Des milliers de chrétiens fuient la 2e ville d'Irak après un ultimatum

Les familles chrétiennes ont commencé à quitter Mossoul et ses environs il y a quelques semaines déjà. [Hussein Malla - Keystone]
Les familles chrétiennes ont commencé à quitter Mossoul et ses environs il y a quelques semaines déjà. [Hussein Malla - Keystone]
Les chrétiens fuyaient par centaines samedi la ville irakienne de Mossoul en raison d'un ultimatum des djihadistes de l'Etat islamique et alors que le président irakien fait son retour dans le pays.

En raison d'un ultimatum des djihadistes de l'Etat islamique, des milliers de chrétiens de Mossoul, la 2e ville d'Irak, avaient pris la fuite ces dernières heures, en voiture ou en taxi.

Selon des témoins, des messages relayés via les haut-parleurs de plusieurs mosquées ont intimé aux chrétiens de quitter la ville d'ici samedi midi (11h00 en Suisse).

Dépossédés aux points de contrôle

Certaines familles se sont vu voler leur argent et leurs bijoux à des points de contrôle et des maisons ont déjà été saisies, a indiqué un chrétien à AFP.

"Les familles chrétiennes se dirigent vers Dohouk et Erbil" dans la région autonome du Kurdistan irakien, a précisé le patriarche chaldéen Louis Sako.

La semaine dernière, les djihadistes avaient appelé les chrétiens à se convertir à l'islam, à payer une taxe spéciale ou à quitter la ville, sans quoi ils auraient "l'épée", selon un communiqué.

afp/bri

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Le président Talabani de retour

Le président irakien Jalal Talabani, qui se trouvait en Allemagne depuis 18 mois pour des soins médicaux, est rentré samedi en Irak.

Agé de 80 ans, le leader kurde est une figure reconnue pour son rôle de médiateur.

En poste depuis 2005, il est peu probable qu'il se représente à la présidence, qui est généralement occupé par un Kurde.

Bien que son poste soit principalement protocolaire, le président a la tâche de désigner le Premier ministre.

Femmes lapidées par les djihadistes

L'EI est accusé des pires atrocités à l'égard de ses ennemis, comme des crucifixions et des exécutions sommaires. En 24 heures, deux femmes accusées d'"adultère" ont été lapidées par les combattants du groupe dans le nord de la Syrie.

L'EI, qui formé en majorité de jihadistes étrangers, contrôle de larges territoires en Syrie et en Irak. Il combat notamment les rebelles de Syrie, en guerre contre le régime d'al-Assad.

Washington dénonce le non-respect des minorités

A Washington, le département d'État a condamné "la persécution systématique des minorités" par l'État islamique, qui veut "diviser et détruire l'Irak et aller à l'encontre de l'esprit de (...) coexistence pacifique de l'islam".

Plus de 270 personnes tuées

Plus de 270 personnes ont été tuées, la plupart exécutées, par les djihadistes de l'État islamique (EI) lors de la prise du gisement de gaz de Chaer, dans la province de Homs, en Syrie jeudi.

"Il s'agit de la plus meurtrière opération commise par l'Etat islamique" en Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui précise que "la grande majorité ont été exécutés par balle après avoir été emprisonné".

Samedi, des forces du régime sont parvenues à "reprendre de larges parties de Chaer", selon l'OSDH.