Modifié

Kiev et Kuala Lumpur dénoncent l'altération d'indices sur le site du crash

Les observateurs de l'OSCE sur les lieux du crash [RTS]
Les observateurs de l'OSCE sur les lieux du crash / L'actu en vidéo / 1 min. / le 19 juillet 2014
Les gouvernements ukrainien et malaisien ont accusé les rebelles de détruire des preuves sur le lieu du crash du MH17, mais les observateurs de l'OSCE disent avoir eu un meilleur accès au site samedi.

"L'intégrité du site a été compromise, et il y a des indications montrant que des indices vitaux n'ont pas été préservés sur place. Des interférences sur la scène du crash risquent de fausser l'enquête elle-même", a déclaré samedi le ministre des Transports malaisien, en parlant de "trahison" vis à vis des quelque 300 victimes du crash de l'appareil de Malysia Airlines jeudi dans le ciel au-dessus de Donetsk.

Le gouvernement ukrainien a quant à lui accusé les rebelles, clamant qu'ils "cherchent à détruire, avec le soutien de la Russie, les preuves". Kiev fait ainsi état du transport de 38 corps à la morgue de Donetsk, où des spécialistes parlant "avec un net accent russe" devraient les autopsier. Les rebelles cherchent aussi des moyens de transport à grande capacité pour emporter les restes de l'avion en Russie, selon Kiev.

Equipe de l'OSCE sur le site

Une équipe de l'OSCE a pu se rendre sur le secteur samedi. Même si certains d'entre eux n'ont pas pu s'approcher de l'épave, l'accès au site a été meilleur que la veille, a assuré Alexander Hug, no2 de la mission.

"Nous avons également eu la possibilité de parler avec ceux qui commandent ici et de parler à des habitants d'un village du secteur", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, qui dit avoir eu une conversation téléphonique "très intense" avec le président russe Vladimir Poutine, l'a exhorté "à prendre ses responsabilités" pour faciliter l'accès au site.

afp/bri

Publié Modifié

Une habitante de Genève dans l'avion

Une femme d'origine malaisienne mais vivant à Genève depuis 34 ans se trouvait dans l'avion qui s'est écrasé, a annoncé la Tribune de Genève samedi.

Marié à un Suisse, cette mère de deux enfants avait travaillé pour le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Un porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se trouvait aussi dans le Boeing. D'origine britannique, il était en poste à Genève depuis 10 ans.

Accord pour une enquête internationale

La chancelière Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine sont tombés d'accord pour qu'une enquête internationale et indépendante sous la direction de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale ait lieu pour élucider l'accident aérien en Ukraine.

Parallèlement, Moscou a exigé des réponses de Kiev. Le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, lui a notamment demandé de s'expliquer sur l'utilisation de missiles sol-air Bouk dans l'est de l'Ukraine, alors que les insurgés n'ont pas d'aviation.

"Nous savons tout à fait que les servants de la batterie de missiles étaient des Russes", a lui déclaré le chef des services de contre-espionnage ukrainiens, en parlant des préparateurs.

Observateurs internationaux en Ukraine

Les enquêteurs et observateurs internationaux sont arrivés samedi à Kiev.

Les Pays-Bas, qui comptaient 189 ressortissants à bord, ont envoyé une équipe du Bureau néerlandais pour la sécurité, accompagnée du ministre des Affaires étrangères.

La Malaisie a envoyé une équipe de 62 personnes.