Modifié le 11 juillet 2014 à 22:51

Bagdad combat les insurgés alors que la tension monte avec les Kurdes

Une photo prise à la suite d'un attentat perpétré à Kirkouk vendredi.
Une photo prise à la suite d'un attentat perpétré à Kirkouk vendredi. [EPA/KHALIL AL-A'NEI - ]
Des combats meurtriers opposaient vendredi les forces irakiennes à des insurgés à Ramadi, alors que les Kurdes se sont emparés de champs pétroliers, éloignant la perspective d'un gouvernement d'union.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Malik est confronté à la fois à l'offensive des insurgés sunnites et aux tensions grandissantes avec le Kurdistan autonome.

Des insurgés sunnites ont lancé jeudi après-midi une offensive près de Ramadi, chef-lieu de la province d'Al-Anbar. Ils ont pris plusieurs secteurs de la ville et tué 11 policiers, selon des témoins.

Tensions avec les Kurdes

Tandis que l'armée se bat à Ramadi, les autorités Kurdes ont affirmé que leurs forces s'étaient emparées de deux champs pétroliers près de la ville disputée de Kirkouk, dont elles ont le contrôle depuis la fuite de l'armée face aux djihadistes. La production de ces champs est estimée par le ministère du Pétrole irakien à 400'000 barils par jour.

Cette initiative marque une nouvelle escalade dans les tensions entre Erbil et Bagdad qui compromettent les tentatives de formation d'un gouvernement d'unité nationale qui permettrait à la classe politique de présenter un front uni face à l'offensive des insurgés djihadistes l'Etat islamique (EI).

afp/mre

Publié le 11 juillet 2014 à 21:44 - Modifié le 11 juillet 2014 à 22:51

Réunion cruciale au Parlement

Le Parlement irakien doit se réunir dimanche pour tenter d'ouvrir la voie à la formation d'un gouvernement suite aux législatives du 30 avril, après une première session désastreuse le 1er juillet et le report d'une séance prévue mardi.

Le grand ayatollah Ali Al-Sistani, plus haute autorité religieuse chiite du pays, a de nouveau appelé vendredi les politiques irakiens à cesser de se quereller et se hâter de choisir un nouveau gouvernement. Mais en dépit de ces appels, Nouri al-Maliki, vivement critiqué pour son autoritarisme et son choix de marginaliser la minorité sunnite, a affirmé qu'il ne se retirerait jamais.

Jeudi, les autorités kurdes, qui ont déjà annoncé leur volonté de tenir rapidement un référendum d'indépendance, ont demandé à Nouri al-Maliki de quitter le pouvoir.

28 morts dans un attentat à Kirkouk

Vingt-huit personnes ont été tuées vendredi dans un double attentat dans la ville disputée de Kirkouk, désormais tenue par les forces kurdes.

Parmi les morts figuraient de nombreuses personnes, dont des femmes et des enfants, aya. Le précédent bilan qu'il avait fourni était de treize morts.