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L'interdiction des drapeaux étrangers à Nice est suspendue par la justice

Même si l'Algérie n'était pas citée dans le communiqué d'interdiction, elle était concernée en premier chef. [Keystone]
Même si l'Algérie n'était pas citée dans le communiqué d'interdiction, elle était concernée en premier chef. [Keystone]
Décidée le week-end passé par le maire UMP de Nice Christian Estrosi pour "maintenir l'ordre", l'interdiction d'utiliser de manière ostentatoire des drapeaux étrangers a été suspendue vendredi.

Une interdiction controversée de "l'utilisation ostentatoire" à Nice (sud de la France) de drapeaux étrangers pendant la Coupe du monde de football a été "suspendue" vendredi par la justice administrative française.

Le tribunal administratif de Nice, à la requête notamment de la Ligue des droits de l'Homme, a prononcé "la suspension de l'exécution de l'arrêté du maire de Nice", selon la décision. Cette suspension restera en vigueur jusqu'à un jugement sur le fond.

L'Algérie visée

L'interdiction avait été décidée par le maire UMP de Nice, Christian Estrosi, afin de "maintenir l'ordre et la tranquillité publique", une mesure qui visait sans les nommer les supporters de l'Algérie.

Plus de 70 personnes avaient été interpellées en France le 26 juin après la qualification algérienne en huitièmes de finale, et une trentaine le 22 juin à l'issue de la victoire des "Fennecs" contre la Corée du Sud.

afp/asch

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