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Trafic TGV encore perturbé vendredi entre la Suisse et la France

Les cheminots de la SNCF (ici en gare de Marseille) feront encore grève vendredi. [Claude Paris - AP Photo]
Les cheminots de la SNCF (ici en gare de Marseille) feront encore grève vendredi. [Claude Paris - AP Photo]
La grève des cheminots français contre le projet de réforme ferroviaire sera reconduite vendredi. Le trafic sera perturbé avec en moyenne trois TGV sur quatre qui circuleront entre Paris et la Suisse.

Le trafic ferroviaire sera encore perturbé vendredi en France, au troisième jour de grève des cheminots de la SNCF. En moyenne, trois TGV sur quatre vont circuler entre Paris et la Suisse, mais ceux au départ de Genève pour le sud de la France restent supprimés.

Dans le détail, trois TGV sur quatre sont prévus sur la ligne Paris-Lausanne, et cinq sur sept sur la liaison Paris-Zurich, a indiqué jeudi le porte-parole des CFF Jean-Philippe Schmidt.

Pas de TGV pour le sud

En outre, un TGV sur deux roulera entre Genève et la capitale française. Les trois TGV de Genève pour Marseille, Nice ou Montpellier seront encore biffés de l'horaire.

A l'instar des jours précédents, le trafic devrait être normal pour les Eurostar. Trois trains sur quatre devraient rouler sur les liaisons Thalys entre la France, la Belgique et les Pays-Bas, et deux rames sur trois vers le Luxembourg et l'Italie, et une sur deux vers l'Espagne.

Reconductible par périodes de 24 heures, le mouvement a commencé mardi à 19h00.

ats/fxl

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Projet de réforme contesté

Le projet de réforme contre lequel protestent les cheminots est destiné à stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d'euros) et à préparer son ouverture totale à la concurrence.

La création d'un groupe public industriel intégré est prévue. Il sera composé d'un établissement public à caractère industriel et commercial "mère", nommé SNCF, et de deux "filles": SNCF Réseau (gestionnaire d'infrastructure, l'actuel Réseau ferré de France) et SNCF Mobilités (exploitation des trains).

Pour les syndicats, ce projet ne règle pas le problème de l'endettement et ne va pas assez loin dans la réunification des deux entreprise, séparées en 1997. Dans le projet, elles resteront deux entités indépendantes alors que les syndicats veulent une entreprise unifiée.