Modifié le 30 mai 2014 à 18:06

Des morts lors d'une manifestation dans la capitale centrafricaine

Des militaires de la MISCA lors de leur arrivée à Bangui, le 29 mai 2014.
Des militaires de la MISCA lors de leur arrivée à Bangui, le 29 mai 2014. [ - ]
Au moins trois personnes ont été tuées vendredi à Bangui, en République centrafricaine, lors de manifestations contre le pouvoir et les forces internationales.

Au moins trois personnes ont été tuées à Bangui vendredi lors de manifestations contre le pouvoir et les forces internationales, qui se sont dit prêtes à riposter à toute menace dans la capitale centrafricaine en proie à une nouvelle flambée de violences.

Alors que depuis quelques semaines, Bangui semblait retrouver un début de normalité - du moins pendant la journée - le massacre perpétré mercredi dans l'enceinte de l'église Notre-Dame de Fatima où 9000 habitants avaient trouvé refuge, a servi de détonateur.

"Acte terroriste"

Selon un nouveau bilan du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés, au moins 17 personnes ont été tuées et 27 enlevées au cours de cette tuerie qualifiée "d'acte terroriste" par la présidente de transition Catherine Samba Panza dans un message lu à la radio nationale.

Les forces française Sangaris et africaines Misca, massivement déployées dans la ville depuis la tuerie de Fatima ont toutes les deux été prises pour cibles vendredi.

afp/ptur/jgal

Publié le 30 mai 2014 à 08:26 - Modifié le 30 mai 2014 à 18:06

Le contexte en bref

La crise centrafricaine a débuté en 2013 avec le renversement du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, qui a pris le pouvoir dans ce pays majoritairement chrétien.

Les Séléka ont multiplié les exactions contre les civils, entraînant en réaction la création de milices d'auto-défense, les anti-balaka, à dominante chrétienne.

Rapidement, ces milices s'en sont pris aux civils musulmans, plongeant le pays dans une spirale infernale de violences intercommunautaires, contraignant à l'exil des dizaines de milliers de musulmans.

La France a déclenché en décembre l'opération Sangaris pour aider la Misca à ramener la paix.