Modifié le 20 mai 2014 à 13:02

Incident et tension au procès d'Erwin Sperisen à Genève

Erwin Sperisen photographié en janvier 2006 à Gutemala City.
Erwin Sperisen photographié en janvier 2006 à Gutemala City. [Luis Echeverria - EPA/Keystone]
Un nouvel incident a marqué lundi soir le procès d'Erwin Sperisen devant le Tribunal criminel de Genève: l'audience a dû être suspendue momentanément suite à un appel alarmant du Guatemala.

A Genève lundi soir, l'audience du procès de l'ancien chef de la police du Guatemala Erwin Sperisen a dû être suspendue momentanément suite à un appel alarmant du Guatemala.

Les avocats de la plaignante ont été alertés lundi soir par un coup de téléphone du Guatemala leur signalant que leur cliente, une dame de 70 ans, venait de recevoir une visite d'intimidation de la part de deux hommes se réclamant d'Erwin Sperisen.

Une manoeuvre d'intimidation intolérable, pour l'avocate, qui viserait à obtenir la rétractation de la plaignante devant le Tribunal criminel de Genève. Une protection sera demandée pour la plaignante et d'autres témoins restés au Guatemala.

Intimidations intolérables

Après trois jours de procès, l'ambiance se fait de plus en plus délétère. D'autres témoins auraient aussi subi des pressions. Au point que la présidente du tribunal veut demander que certains d'entre eux reçoivent une protection.

Soupçonnant par ailleurs des personnes présentes dans le public de communiquer par SMS avec des témoins, elle a aussi annoncé qu'elle pourrait demander le huis clos pour la suite du procès.

Mathieu Cupelin/olhor

Publié le 19 mai 2014 à 23:24 - Modifié le 20 mai 2014 à 13:02

L'ex-chef de la police guatémaltèque nie toujours

L'ancien chef de la police du Guatemala Erwin Sperisen a continué lundi, devant le Tribunal criminel de Genève, à nier toute implication dans la mort violente de sept détenus lors de la reprise en main par les forces de sécurité, en 2006, de la prison de Pavon, près de la capitale Guatemala City.

Le prévenu, poursuivi pour dix assassinats, a notamment affirmé qu'il ne connaissait pas à l'époque les prisonniers qui avaient été tués lors de l'intervention.