Modifié le 19 mai 2014 à 14:54

Près de 50'000 logements saisis par les banques en Espagne en 2013

Un homme attend son évacuation par la police en août 2013 à Madrid, à la suite de l'expropriation forcée de sa famille.
Un homme attend son évacuation par la police en août 2013 à Madrid, à la suite de l'expropriation forcée de sa famille. [ - ]
Selon les chiffres de la Banque d'Espagne publiés lundi, 49'694 logements ont été saisis en 2013, dont près de 80% étaient la résidence principale de leurs habitants.

Les banques espagnoles ont saisi près de 50'000 logements en 2013, 11,1% de plus qu'en 2012, les propriétaires surendettés ayant dû être expulsés ou donner leurs clés pour solder leur ardoise, selon les chiffres publiés lundi par la Banque d'Espagne.

Dans ce pays frappé doublement en 2008 par la crise financière et l'éclatement de sa bulle immobilière, la banque centrale a commencé l'an dernier à publier des statistiques sur les saisies de logements, en se fondant d'abord sur une enquête auprès des banques, avant de les obliger à lui remettre ces données de manière régulière.

Peu de résidences secondaires

Les banques, qui ont reçu une aide européenne de plus de 40 milliards d'euros en 2012, ont saisi 49'694 logements en 2013, dont une grande majorité (38'961) de résidences habituelles, par opposition aux résidences secondaires ou aux logements destinés à être loués.

afp/kkub

Publié le 19 mai 2014 à 14:50 - Modifié le 19 mai 2014 à 14:54

Plus de la moitié des saisies "forcées"

Dans une partie des cas (21'521), les clés ont été remises de manière volontaire, notamment via la procédure qui permet de céder à la banque son logement pour solder ses dettes.

Mais les banques ont dû faire appel à la justice pour récupérer 28'173 logements (+18,5% par rapport à 2012), déjà vidés de leurs occupants dans l'immense majorité des cas (26'113).

Mobilisation citoyenne

Les expulsions de propriétaires et locataires surendettés ont soulevé l'indignation en Espagne ces dernières années, aiguisée par plusieurs suicides de personnes sur le point d'être mises à la rue. Des collectifs de citoyens se sont d'ailleurs mobilisés pour empêcher ces procédures.