Modifié le 07 mai 2014 à 22:10

L'Otan et Washington "sans preuves" du retrait russe promis par Poutine

Des blindés russes dans les alentours de la ville de Belgogrod, proche de la frontière ukrainienne, le 25 avril dernier.
Des blindés russes dans les alentours de la ville de Belgogrod, proche de la frontière ukrainienne, le 25 avril dernier. [ - ]
L'Otan et Washington ont indiqué mercredi ne pas être en mesure de confirmer le retrait des troupes russes massées près des frontières ukrainiennes, annoncé plus tôt par le président Vladimir Poutine.

"En ce qui concerne les déclarations sur le retrait des troupes par la Russie, je ne suis pas en mesure de confirmer cette information", a déclaré mercredi soir le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen.

"Nous n'avons remarqué aucun signe que la Russie retirait ses troupes et c'est pour cela que nous continuons de demander instamment à la Russie de retirer ses troupes", a-t-il ajouté.

Washington sans preuves

A Washington, la Maison Blanche a également assuré ne pas disposer pour le moment de preuves d'un retrait des troupes russes qui étaient déployées à la frontière ukrainienne.

A l'issue d'une rencontre à Moscou avec Didier Burkhalter, le président russe a déclaré mercredi que la Russie avait retiré ses troupes de la frontière, où l'Otan estimait fin avril que se trouvaient jusqu'à 40'000 hommes

Lire: Vladimir Poutine s'engage vers la désescalade en Ukraine

afp/mre

Publié le 07 mai 2014 à 21:57 - Modifié le 07 mai 2014 à 22:10

Présence permanente de l'Otan à l'Est?

Le secrétaire général de l'Otan a par ailleurs annoncé que l'alliance "n'hésitera pas à prendre si nécessaire des mesures supplémentaires" pour renforcer les défenses sur sa frange orientale.

"Ces mesures pourraient comprendre des exercices renforcés, les plans de défense révisées et un déploiement approprié", a-t-il dit.

Le général Philip Breedlove, commandant des forces de l'Otan en Europe, a estimé mardi que la crise en Ukraine et les tensions avec Moscou pourraient conduire l'Otan à envisager une présence militaire permanente dans les pays membres en Europe de l'Est.