Modifié le 01 avril 2014 à 11:14

Le Japon forcé de stopper sa pêche "scientifique" à la baleine

Plus aucun permis de chasse à la baleine ne sera délivré au Japon
Plus aucun permis de chasse à la baleine ne sera délivré au Japon 19h30 / 1 min. / le 31 mars 2014
La chasse à la baleine ne pourra plus être pratiquée par le Japon. La Cour internationale de Justice a jugé que les visées scientifiques avancées déguisaient une activité commerciale.

Le plus haut organe judiciaire des Nations unies a ordonné lundi l'arrêt de la chasse à la baleine menée par le Japon en Antarctique, une décision que Tokyo s'est aussitôt engagé à respecter.

"Manque de transparence"

La Cour internationale de Justice (CIJ), basée à La Haye et dont les jugements sont contraignants et sans appel, a estimé que le Japon déguisait une activité commerciale en programme de recherche.

La CIJ a ainsi donné raison à l'Australie, qui l'avait saisie en 2010. La Cour a pointé du doigt le "manque de transparence" dans l'établissement de quotas "non raisonnables" ainsi que le nombre réduit de publications scientifiques dans le cadre du programme de recherche japonais JARPA II.

Lire aussi: Le nombre de baleines pêchées au Japon au plus bas depuis 26 ans

afp/cab

Publié le 31 mars 2014 à 14:20 - Modifié le 01 avril 2014 à 11:14

10'000 baleines chassées depuis 1987

Selon l'Australie, le Japon a chassé plus de 10'000 baleines entre 1987 et 2009, principalement des petits rorquals (baleines de Minke).

Le programme vise également les rorquals communs et les baleines à bosse, deux espèces considérées comme en danger, mais l'Australie reconnaît qu'aucune baleine à bosse n'a été tuée dans le cadre de Jarpa II.

Deux exceptions au moratoire

La Norvège et l'Islande sont les deux seuls pays au monde à officiellement pratiquer la chasse à la baleine à l'échelle commerciale en vertu d'une objection introduite contre le moratoire de 1986 de la Commission baleinière internationale (CBI) qui interdit toute chasse commerciale.

Explications scientifiques du Japon

Tokyo a toujours soutenu que ses activités sont scientifiques, mais ne cache pas que la chair des baleines termine sur les étals nippons.

Officiellement, la recherche menée par le Japon a pour but de déterminer si une chasse commerciale est viable, et les recettes de la vente de chair de baleine servent en partie à financer cette recherche.