Modifié le 31 mars 2014 à 15:24

François Hollande est pressé d'agir après la débâcle aux municipales

Le président François Hollande doit déjeuner avec son actuel Premier ministre à 13h pour discuter des suites à donner à la défaite électorale.
Le président François Hollande doit déjeuner avec son actuel Premier ministre à 13h pour discuter des suites à donner à la défaite électorale. [Philippe Wojazer - ]
Le président François Hollande a rencontré lundi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui pourrait perdre son poste après l'échec de la gauche aux municipales françaises.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rencontré lundi François Hollande pendant près de deux heures à l'Elysée pour évoquer les conséquences de la défaite de la gauche aux élections municipales françaises. Il a ensuite reçu le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir.

Lundi matin, de nombreux éditorialistes estimaient que le changement de Premier ministre était devenu inévitable. Selon un sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France, 74% des Français souhaitent le départ de Jean-Marc Ayrault.

Le président de la République doit s'exprimer ce lundi à la télévision, selon le maire de Dijon, François Rebsamen.

Manuel Valls pressenti

Donné favori pour prendre la tête du gouvernement, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls devait être reçu à 10h par François Hollande, mais il n'a pas été vu dans la cour d'honneur du palais présidentiel.

Les députés socialistes se réuniront durant la journée pour demander une "réorientation" de la politique. Mais le chef de l'Etat a déjà fait savoir qu'il ne changerait pas ses deux réformes phares: le pacte de responsabilité avec les entreprises et les 50 milliards d'économies dans les dépenses publiques d'ici 2017.

Lire: La droite française amplifie sa victoire lors du 2e tour des municipales

afp/bri

Publié le 31 mars 2014 à 10:19 - Modifié le 31 mars 2014 à 15:24

La presse française critique

"Déroute", "gifle", "punition", "coup de pied aux fesses", "dérouillée", "désaveu"... Les termes de la presse disent l'ampleur de la catastrophe pour le chef de l'Etat, dont c'était le premier test électoral depuis son accession au pouvoir, en mai 2012.

"Le Président est nu", titrait Libération (gauche) en soulignant que François Hollande, qui déteste agir sous la pression, ne pourra "pas se dérober", et "devra dévoiler ses intentions très vite".

Deux villes belges suspendent leur jumelage

Deux villes belges, Arlon et Farciennes, ont annoncé lundi suspendre leur jumelage avec les villes françaises respectivement de Hayange et de Beaucaire, qui se sont dotées d'un maire du Front national.

"On ne partage pas les mêmes valeurs", a expliqué le bourgmestre d'Arlon, Vincent Magnus.

"Politiquement, nous ne pouvons pas continuer à travailler avec des gens qui développent de telles thèses, de telles idéologies", a indiqué le bourgmestre de Farciennes, Hugues Bayet.

L'élu ajoute ne pas comprendre les habitants de Beaucaire. "Ce sont des gens généreux. C'est eux qui nous ont accueillis pendant la guerre", a-t-il relevé.

Le déficit public de 2013 pire que prévu

Une mauvaise nouvelle est encore tombée lundi pour François Hollande avec les chiffres du déficit public.

Alors que l'objectif était de le ramener à 4,1% du PIB en 2013 (contre 4,9% en 2012), il a encore atteint 4,3%.

La dette publique a augmenté de 84,3 milliards d'euros en un an, à 1925,3 milliards. Elle se situe donc à 93,5% du PIB, alors que le gouvernement tablait sur 93,4%, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).