Modifié le 31 mars 2014 à 10:25

Pas d'accord entre Moscou et Washington sur l'Ukraine

John Kerry et Sergev Lavrov à Paris le 30 mars 2014.
John Kerry et Sergev Lavrov à Paris le 30 mars 2014. [ - Jacquelyn Martin]
Les chefs de la diplomatie américaine et russe ne trouvent pas d'accord pour tenter de mettre fin au bras de fer entre Moscou et Occidentaux sur l'Ukraine, après quatre heures de discussions à Paris.

Les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et russe Sergueï Lavrov ont campé dimanche sur leurs "positions divergentes" concernant l'Ukraine après plus de quatre heures de négociations "intenses". Ils ont affirmé leur volonté de parvenir à un règlement diplomatique de la crise.

Lors d'une conférence de presse qui a suivi cette rencontre organisée à l'ambassade russe à Paris, Sergueï Lavrov a une nouvelle fois insisté sur une solution "fédérale" en Ukraine, une hypothèse envisagée pour apaiser la crise née du rattachement de la Crimée à la Russie mi-mars, mais que rejette Kiev.

Ukraine à consulter

"Pas de décisions sur l'Ukraine sans l'Ukraine", a  rétorqué John Kerry. "Nous n'accepterons pas un processus dans lequel le gouvernement légitime d'Ukraine n'est pas à la table (des négociations)", a -t-il déclaré.

Il a également réitéré l'appel de Washington pour le retrait des forces russes à la frontière ukrainienne. Les Etats-Unis vont "étudier les idées et les suggestions développées ce soir et nous continuerons nos discussions bientôt", a ajouté John Kerry.

afp/fb

Publié le 31 mars 2014 à 05:52 - Modifié le 31 mars 2014 à 10:25

Une "fédéralisation" contestée

Sergueï Lavrov a à nouveau émis dimanche l'idée d'un compromis sur la base d'une "fédéralisation" donnant une plus grande autonomie aux régions de l'est et du sud de l'ex-république soviétique.

Selon Moscou les russophones voient leurs droits bafoués par les autorités pro-européennes au pouvoir depuis la destitution fin février de Viktor Ianoukovitch.

Il a appelé à un dialogue national. Mais Kiev a sèchement rejeté dimanche la proposition russe de fédéralisation.

Medvedev en Crimée

Le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, est arrivé lundi en Crimée. Il y effectue la visite de plus haut rang d'un responsable russe depuis l'annexion de la presqu'île.

"Je suis à Simféropol", a-t-il déclaré sur Twitter, précisant que le gouvernement allait y discuter du développement de la Crimée.