Modifié le 21 mars 2014 à 18:56

L'incendiaire critique de la justice par Sarkozy condamnée par la gauche

L'ex-président français Nicolas Sarkozy a été placé sous écoute téléphonique judiciaire.
Les "affaires" monopolisent l'attention à la veille des élections Le Journal du matin / 1 min. / le 21 mars 2014
L'ex-président Nicolas Sarkozy, sorti de sa réserve jeudi dans une tribune incendiaire où il compare la France à une dictature, a suscité une avalanche de réactions au sein de la gauche politique.

L'ex-président Nicolas Sarkozy, mis sur écoutes par des juges, est sorti brutalement de sa réserve dans une tribune incendiaire publiée par Le Figaro où il compare la France à une dictature, sur fond de guerre verbale désormais totale entre gauche et droite. Lire: Sarkozy rejette en bloc toutes les accusations de corruption

A la veille d'un scrutin municipal, premier test électoral dimanche pour François Hollande, la sortie de l'ancien chef d'Etat empêtré dans une demi-douzaine d'affaires judiciaires a été jugée "insupportable" par l'exécutif socialiste et provoqué une avalanche de condamnations à gauche.

"Comparaison insupportable"

Méthodes de la Stasi (ex-police politique de l'Allemagne de l'Est), "absence de scrupules sans précédent": l'ex-président de droite (2007-2012) est virulent.

"Toute comparaison avec des dictatures est forcément insupportable", a réagi le président socialiste François Hollande.

afp/olhor

Publié le 21 mars 2014 à 15:07 - Modifié le 21 mars 2014 à 18:56

Réactions des ministres

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la ministre de la Justice Christiane Taubira ont vivement réagi à la mise en cause des magistrats. Sarkozy est "pris par une forme de rage (et) veut tout détruire", a dit vendredi le ministre de l'Intérieur Manuel Valls à la radio privée Europe 1.

Soutien de la droite

La droite a en revanche apporté son soutien à son ancien champion.

Son ancien Premier ministre François Fillon a fait dire par son entourage que M. Sarkozy avait eu "raison de vouloir être respecté dans ses droits" et considéré que les "écoutes ciblées" dont il a été l'objet étaient "une forme de dérèglement de notre Etat de droit".

L'ancienne "plume" de M. Sarkozy, Henri Guaino, a jugé qu'il avait réagi "en tant que l'homme attaqué tous les jours" et qui trouve que "c'est trop".