Modifié le 07 mars 2014 à 20:46

Barack Obama se montre intransigeant avec Vladimir Poutine

Vladimir Poutine serre la main de Barack Obama à son arrivée au sommet du G20 à Saint-Péterbourg.
Vladimir Poutine avec Barack Obama lors du sommet du G20 à Saint-Péterbourg. [Pablo Martinez Monsivais - ]
Alors que les Etats-Unis ont pris des mesures contre Moscou, le président Vladimir Poutine a appelé jeudi Barack Obama à ne pas sacrifier les relations américano-russes pour l'Ukraine.

Les présidents américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine se sont entretenus pendant une heure au téléphone jeudi, quelques heures après que les Etats-Unis ont annoncé des mesures restrictives contre Moscou en raison de ses agissements en Ukraine (Lire: L'Union européenne et les Etats-Unis gèlent les avoirs d'Ukrainiens).

Barack Obama a estimé qu'il était possible de "résoudre la situation diplomatiquement" tout en rappelant ses exigences: des "discussions directes entre la Russie et l'Ukraine avec l'aide de la communauté internationale", la venue "des observateurs internationaux pour s'assurer que les Ukrainiens sont protégés", et "le retour des forces russes dans leurs casernes".

Poutine tente de calmer le jeu

Le président de la Russie a, lui, rappelé l'importance des relations américano-russes pour "assurer la stabilité et la sécurité dans le monde".

"Ces relations ne devraient pas être sacrifiées par des problèmes internationaux isolés, bien qu'extrêmement importants", a ajouté le Kremlin.

De leur côté, les autorités ukrainiennes ont demandé à Interpol de délivrer une "notice rouge" à l'encontre du président déchu Victor Ianoukovitch, actuellement réfugié en Russie.

ats/bri

Publié le 07 mars 2014 à 08:01 - Modifié le 07 mars 2014 à 20:46

Les réactions au référendum

Le Parlement russe respectera le "choix historique" de la Crimée lors du référendum qui proposera un rattachement à la Russie, a déclaré vendredi le président de la Douma lors d'une rencontre avec une délégation du Parlement local.

Le président des Etats-Unis a prévenu jeudi que l'organisation d'un tel référendum violerait le droit international. "Toute discussion sur l'avenir de l'Ukraine doit inclure le gouvernement légitime", a affirmé Barack Obama

L'Union européenne a aussi jugé "illégale" la décision du parlement local de Crimée.

Le gaz comme arme politique

La dépendance des Européens vis-à-vis du gaz russe est sur la table du gouvernement américain, a confirmé jeudi William Burns, secrétaire d'Etat adjoint.

Les Etats-Unis réfléchissent ainsi à une éventuelle refonte des procédures d'approbation des exportations de gaz naturel américain.

Le gaz américain ne pourra toutefois constituer une solution alternative au gaz russe dans l'immédiat. Les premières livraisons sur le marché européen ne devraient intervenir avant 2016.

Le russe Gazprom a livré à l'UE et à la Turquie 162 milliards de m3 de gaz, dont 86 milliards ont transité par l'Ukraine, alors que les USA sont devenus le premier producteur mondial de gaz naturel avec le boom de l'exploitation des gaz de schiste .