Modifié le 03 mars 2014 à 11:52

Chaque alpiniste devra ramener 8 kilos de détritus de l'Everest

Des décennies d'expéditions ont transformé le toit du monde en poubelle à ciel ouvert.
Des décennies d'expéditions ont transformé le "toit du monde" en poubelle à ciel ouvert. [Adrian Ballinger - AP/Alpenglow Expeditions/Keystone]
Pour lutter contre les amas de déchets qui jonchent l'Everest, chaque alpiniste redescendant du "toit du monde" devra désormais ramener 8 kilos de détritus avec lui, décident les autorités népalaises.

Les alpinistes qui partent à l'assaut du mont Everest devront à l'avenir ramener huit kilos de déchets lors de leur descente sous peine de poursuites judiciaires, une décision qui a pour but de nettoyer le sommet le plus haut de la Terre, a indiqué lundi un responsable népalais.

Les pentes de l'Everest sont jonchées de déchets laissés par les expéditions qui se succèdent depuis des décennies, à un rythme de plus en plus soutenu: bouteilles d'oxygène, tentes, détritus divers et même les corps d'alpinistes ayant succombé et qui ne se décomposent pas à cause du froid extrême.

Un bureau pour les détritus

Cette nouvelle règle s'appliquera aux alpinistes partant du camp de base, à partir du mois d'avril, a précisé un responsable. Les expéditions devront soumettre leurs détritus à un bureau qui va s'installer le mois proche au camp de base.

Ce bureau est également destiné à fournir une assistance médicale et à résoudre les conflits qui éclatent parfois entre alpinistes et guides locaux.

afp/asch

Publié le 03 mars 2014 à 10:29 - Modifié le 03 mars 2014 à 11:52

L'Everest, source de revenus et de tensions

En février, le Népal a réduit la somme d'argent que doit payer chaque alpiniste pour grimper l'Everest et d'autres sommets, afin d'attirer plus de touristes. Mais cette décision a suscité les inquiétudes des défenseurs de la nature et de la montagne, qui redoutent un accroissement des volumes de détritus.

L'Everest est une source importante de revenus pour le Népal, un pays pauvre. Des centaines d'alpinistes se pressent sur ses pentes chaque année au printemps, notamment avril et mai.