Modifié le 30 décembre 2013 à 21:29

Plus de 70 assaillants tués suite à trois attaques en RDCongo

Une fusillade a eu lieu à l'aéroport de Kinshasa.
Tentative de coup d’Etat en République démocratique du Congo Le 12h30 / 1 min. / le 30 décembre 2013
Trois attaques à Kinshasa et Lubumbashi ont fait plus de 70 morts lundi en République démocratique du Congo. Les assaillants se réclament d'un pasteur candidat à la présidentielle de 2006.

Plus de 70 assaillants ont été tués lundi dans des attaques qui ont ciblé principalement Kinshasa et Lubumbashi, la deuxième ville de la République démocratique du Congo, selon une source officielle.

Lundi matin, des assaillants ont pris en otage des journalistes de la télévision publique. Peu après, des tirs ont résonné à l'aéroport international de Ndjili et à l'état-major général à Kinshasa. A Lubumbashi, des tirs ont également été entendus, tout comme à Kindu, où l'aéroport a été ciblé.

Assaillants proches d'un pasteur

Une partie des assaillants à Kinshasa se sont clairement réclamés du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, candidat à la présidentielle de 2006, remportée par l'actuel chef de l'Etat, Joseph Kabila. Les deux hommes sont originaires du Katanga, où se trouve actuellement le président.

A Lubumbashi, un défenseur des droits de l'Homme a expliqué que les tirs étaient localisés aux abords de la résidence du pasteur.

ats/gchi

Publié le 30 décembre 2013 à 13:06 - Modifié le 30 décembre 2013 à 21:29

Les vols suspendus à l'aéroport de Kinshasa

Toutes les compagnies aériennes ont suspendu leurs vols nationaux et internationaux depuis l'aéroport international de Ndjili, à Kinshasa, après les tirs meurtriers de la matinée, ont indiqué deux agences de voyages.

Ces agences ont précisé que leur décision était liée à "l'insécurité" dans la zone de l'aéroport, où des assaillants ont fait irruption dans la matinée.

La situation aux mains de l'armée

Le ministre de la Défense de la République démocratique du Congo, Alexandre Luba Ntambo, a déclaré lundi que la situation était "totalement" aux mains de l'armée.

"Nous avons totalement la situation en main. Maintenant la question est de savoir qui sont ces assaillants. C'est une question à laquelle je ne veux pas répondre maintenant pendant que nous sommes en pleine investigation", a déclaré Luba Ntambo.