Modifié le 21 décembre 2013 à 22:39

Des avions américains touchés par des tirs au Soudan du Sud où la tension s'accroît

Les soldats du Soudan du Sud s'approchent de la ville stratégique de Bor.
Les soldats du Soudan du Sud s'approchent de la ville stratégique de Bor. [EPA/Philipp Dhil - ]
L'armée du Soudan du Sud avançait samedi vers la ville stratégique de Bor, tenue par des partisans du rival du président. Par ailleurs, des appareils américains ont été touchés par des tirs.

Les troupes gouvernementales du Soudan du Sud, appuyées par des hélicoptères, marchaient samedi vers la ville de Bor, à 200 km au nord de Juba, contrôlée depuis jeudi par les partisans rebelles de Riek Machar, a indiqué samedi un porte-parole de l'armée.

"Nous avançons sur Bor (...) il y a des combats, mais nous sommes aidés par des unités aériennes", a déclaré samedi le porte-parole.

C'est près de cette ville que des aéronefs américains, "trois CV-22 Ospreys"  - des appareils hybrides mi-avion, mi-hélicoptère - ont été touchés par des tirs d'"armes légères" alors qu'ils tentaient de se poser pour évacuer des citoyens américains, selon le Pentagone.

"Les trois appareils ont subi des dégâts dans l'incident et quatre soldats à bord ont été blessés", selon le communiqué de l'armée américaine.

agences/vkiss/mre

Publié le 21 décembre 2013 à 14:27 - Modifié le 21 décembre 2013 à 22:39

Conflit armé depuis le 15 décembre

Depuis le 15 décembre, un conflit armé a éclaté entre l'ancien vice-président Riek Machar et le président sud-soudanais Salva Kiir, déchirant le plus jeune Etat de la planète, indépendant depuis 2011 après une longue guerre civile contre le Soudan.

Dans la seule capitale Juba, les combats ont fait au moins 500 morts et on compte plusieurs dizaines de milliers de personnes déplacées à travers le pays, un bilan très partiel.

Le Kenya s'inquiète

Le Kenya va envoyer "immédiatement" des soldats au Soudan du Sud déchiré par des affrontements armés.

Le président Uhuru Kenyatta a "ordonné aux KDF (Forces de défense du Kenya) de commencer immédiatement l'évacuation des 1600 Kényans se trouvant au Soudan du Sud" a indiqué samedi le porte-parole de la présidence Manoah Esipisu dans un communiqué.