Modifié le 18 novembre 2013 à 23:01

Chasse à l'homme à Paris après des coups de feu et une prise d'otage

Un homme a ouvert le feu dans les locaux du quotidien "Libération"
Un homme a ouvert le feu dans les locaux du quotidien "Libération" 19h30 / 2 min. / le 18 novembre 2013
Un homme non identifié était toujours activement recherché lundi soir à Paris après une fusillade dans la rédaction de Libération, une autre à la Société Générale, et une prise d'otage.

Des coups de feu ont été tirés lundi matin par un homme devant le siège de la banque Société Générale à La Défense, dans la banlieue parisienne, sans faire de blessé, a-t-on appris auprès de la banque et de source proche de l'enquête. Un homme, peut-être le même, a ensuite pris en otage un automobiliste pour se rendre aux Champs-Elysées où la police a lancé une chasse à l'homme pour tenter de le neutraliser.

Peu après une attaque à Libération

L'homme a été déposé par un automobiliste qu'il avait pris en otage au niveau des Champs-Elysées. Une chasse à l'homme a aussitôt été lancée.
L'homme a été déposé par un automobiliste qu'il avait pris en otage au niveau des Champs-Elysées. Une chasse à l'homme a aussitôt été lancée. [Fred Dufour - AFP]
Ces tirs sont survenus dans la foulée d'une agression à Paris au siège du quotidien Libération. Un homme doté lui aussi d'un fusil à pompe a blessé grièvement un assistant photographe avant de prendre la fuite. La victime a été atteinte au thorax et à l'abdomen et son pronostic vital est engagé, a précisé une source policière.

La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne a été saisie de l'affaire. Un périmètre de sécurité a été dressé autour du siège de Libération dans le 3e arrondissement et le préfet de police de Paris Bernard Boucault était sur place. Les autres médias parisiens ont été placés sous surveillance policière.

On ignore si les deux affaires sont liées. En revanche, selon la police, le tireur qui a sévi au sein de la rédaction semble être le même que celui qui a menacé un rédacteur en chef de BFM TV vendredi, a précisé BFM TV.

Vendredi matin, un homme armé avait fait irruption dans le hall de la chaîne à Paris, menaçant l'un des rédacteurs en chef de la chaîne, selon une source proche de l'enquête.

"La piste d'un auteur unique est privilégiée", a confirmé le procureur de Paris lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi. Des photos de l'individu, toujours en fuite et non identifié dans la soirée, ont été diffusées à la presse, dans le cadre d'un appel à témoins.

agences/vkiss/hof

Publié le 18 novembre 2013 à 10:56 - Modifié le 18 novembre 2013 à 23:01

Portrait du tireur

L'homme qui a ouvert le feu dans le hall de Libération est de "type européen, âgé de 35 à 45 ans, mesurant 170 à 180 cm, aux cheveux couleur poivre et sel et portant une barbe de 2-3 jours", ainsi que l'a décrit lundi le procureur de la République de Paris, François Molins.

Il est serein et déterminé, selon les témoignages rapportés par BFM TV.

Il porterait une doudoune noire sans manches, des pantalons noirs et des chaussures vertes aux semelles blanches, toujours selon le procureur parisien Molins.

Des détails sur l'arme utilisée à Libération

Selon les premières informations, l'arme qui a été utilisée lundi par l'homme qui a ouvert le feu dans la rédaction de Libération à Paris est un fusil utilisé pour la chasse au sanglier.

Après l'incident survenu vendredi dans le hall de BFM TV, des cartouches ont été retrouvées, dont l'une sert à la chasse au sanglier.

L'arrestation, une priorité pour François Hollande

Le président français François Hollande, réagissant aux tirs dans les locaux de Libération à Paris et dans le quartier de la Défense, a affirmé lundi que la priorité était "d'arrêter celui qui a tenté de tuer et qui peut tuer encore".

"La seule instruction qui vaille est celle que j'ai donnée au ministre de l'Intérieur Manuel Valls et à toutes les forces de sécurité: d'interpeller, d'arrêter ce tireur", a dit le chef de l'Etat, actuellement en visite en Israël.

Manuel Valls, qui s'est rendu à Libération, a, lui, évoqué une "scène de guerre" d'une "très grande violence", qui n'avait "rien à voir avec la démocratie".